La France est le pays des Gaulois, rénovés Romains -52, rénovés Francs 496 (mais en si petite quantité démographique que le substrat gaulois persiste)

Le pays, par son caractère celte, n’a pas connu l’unité avant l’apport germanique (l’Irlande ne la connaîtra qu’au XXe siècle ! )

Toutefois, deux partis, le parti aristocratique (favorable aux divisions tribales) et le parti royal (favorable à l’unité) existent depuis des siècles av.JC.

Des géographes grecs ont noté la première tentative d'unité gauloise, par les Arvernes, évoquant un royaume s'étendant "du Rhin à l'Océan, des Alpes aux Pyrénées". Difficile de parler plus clairement d'une Gaule déjà unie politiquement, et cela possible parce que déjà unie culturellement.

Vercingétorix avait un père appartenant au parti royal, qui sera d'ailleurs brûlé vif par les aristocratistes.

Après la chute de l’empire, Clovis se fit accepter en prenant la religion et le territoire de son peuple gaulois, ses conquêtes se limitèrent grosso modo à la Gaule. Ce n'est pas un hasard.

Certains historiens pensent d'ailleurs que le peuple franc, venu du nord de la Belgique, n'est autre qu'un peuple gaulois qui s'est déclaré indépendant de la domination romaine, d'où son nom qui veut dire peuple des hommes libres. A partir de là, la facilité de la conquête clovisienne s'explique logiquement.

Mais la race mérovingienne se laissa supplanter par une race plus germanique, les carolingiens, attirés par le tropisme impérial (tentative Charlemagne), comme toujours le sont les Allemands.

La nullité des rois carolingiens et le déclin civilisationnel ruinèrent ce pauvre empire (même pas un demi-siècle d'existance ! ) jusqu’au morcellement anarchique du IXe siècle (apparition de la féodalité pour y remédier).

Cette brieveté s'explique d'abord par le déclin général de l'époque, mais aussi parce qu'on ne gouverne pas aisément deux peuples différents. (Pour ceux qui croient que Germains et Gaulois c'est du pareil au même, je les renvois à l'évidence de la preuve donnée par le serment de Strasbourg, prononcé en DEUX langues).

(C'est d'ailleurs pourquoi Louis-Ferdinand Céline disait n'importe quoi en regrettant le partage de Verdun en 843, ce partage était inévitable, pour qui possède la grille de lecture nationaliste).

Le peuple gaulois, mécontent de cette dynastie étrangère, (qui avait exilé la capitale de Paris à Aix-la-Chapelle, en Allemagne...) était pro-capétiens, ceux-ci, déjà auréolés par leur héroïque défense de Paris contre les Normands, par un coup d’état, prirent le pouvoir définitivement en 987.

Ils reprirent, mais avec plus de force et de constance, l’héritage de Clovis et du parti royal arverne : l’unification politique de la nation sous l’égide royale.

Durant 7 siècles, cette mission se poursuivit, malgré les rebellions aristocratiques (fronde, guerre du bien public, tentatives de la Maison de Bourgogne), religieuses (ligue catholique du XVIe, Cathares, Papes), étrangères (Saint-Empire, Angleterre, Habsbourg) ou bourgeoises (protestantisme).

Hélas, la révolution vint interrompre ce travail. Il manquait encore une bonne partie de la Belgique, de la Suisse et de l’Aoste pour refermer le pré carré.

En clair, le seul parti, à travers les siècles qui défende les intérêts de l'Etat et de la nation française, c'est le parti qui prône l'unité et une certaine homogénéité nationale, qui refuse les empires à l'extérieur, et les féodalités à l'intérieur. Que ceux-ci se nomment URSS, USA, UE, CRIF, MEDEF, CGT, UOIF, FEN, OTAN.

Cela dit, il y a volonté et actes. Deux siècles suffisent, je pense, pour constater et conclure que le parti national ne peut l'emporter en régime parlementaire et républicain.

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