16 juin 2009

Interprétation Histoire de France

La France est le pays des Gaulois, rénovés Romains -52, rénovés Francs 496 (mais en si petite quantité démographique que le substrat gaulois persiste)

Le pays, par son caractère celte, n’a pas connu l’unité avant l’apport germanique (l’Irlande ne la connaîtra qu’au XXe siècle ! )

Toutefois, deux partis, le parti aristocratique (favorable aux divisions tribales) et le parti royal (favorable à l’unité) existent depuis des siècles av.JC.

Des géographes grecs ont noté la première tentative d'unité gauloise, par les Arvernes, évoquant un royaume s'étendant "du Rhin à l'Océan, des Alpes aux Pyrénées". Difficile de parler plus clairement d'une Gaule déjà unie politiquement, et cela possible parce que déjà unie culturellement.

Vercingétorix avait un père appartenant au parti royal, qui sera d'ailleurs brûlé vif par les aristocratistes.

Après la chute de l’empire, Clovis se fit accepter en prenant la religion et le territoire de son peuple gaulois, ses conquêtes se limitèrent grosso modo à la Gaule. Ce n'est pas un hasard.

Certains historiens pensent d'ailleurs que le peuple franc, venu du nord de la Belgique, n'est autre qu'un peuple gaulois qui s'est déclaré indépendant de la domination romaine, d'où son nom qui veut dire peuple des hommes libres. A partir de là, la facilité de la conquête clovisienne s'explique logiquement.

Mais la race mérovingienne se laissa supplanter par une race plus germanique, les carolingiens, attirés par le tropisme impérial (tentative Charlemagne), comme toujours le sont les Allemands.

La nullité des rois carolingiens et le déclin civilisationnel ruinèrent ce pauvre empire (même pas un demi-siècle d'existance ! ) jusqu’au morcellement anarchique du IXe siècle (apparition de la féodalité pour y remédier).

Cette brieveté s'explique d'abord par le déclin général de l'époque, mais aussi parce qu'on ne gouverne pas aisément deux peuples différents. (Pour ceux qui croient que Germains et Gaulois c'est du pareil au même, je les renvois à l'évidence de la preuve donnée par le serment de Strasbourg, prononcé en DEUX langues).

(C'est d'ailleurs pourquoi Louis-Ferdinand Céline disait n'importe quoi en regrettant le partage de Verdun en 843, ce partage était inévitable, pour qui possède la grille de lecture nationaliste).

Le peuple gaulois, mécontent de cette dynastie étrangère, (qui avait exilé la capitale de Paris à Aix-la-Chapelle, en Allemagne...) était pro-capétiens, ceux-ci, déjà auréolés par leur héroïque défense de Paris contre les Normands, par un coup d’état, prirent le pouvoir définitivement en 987.

Ils reprirent, mais avec plus de force et de constance, l’héritage de Clovis et du parti royal arverne : l’unification politique de la nation sous l’égide royale.

Durant 7 siècles, cette mission se poursuivit, malgré les rebellions aristocratiques (fronde, guerre du bien public, tentatives de la Maison de Bourgogne), religieuses (ligue catholique du XVIe, Cathares, Papes), étrangères (Saint-Empire, Angleterre, Habsbourg) ou bourgeoises (protestantisme).

Hélas, la révolution vint interrompre ce travail. Il manquait encore une bonne partie de la Belgique, de la Suisse et de l’Aoste pour refermer le pré carré.

En clair, le seul parti, à travers les siècles qui défende les intérêts de l'Etat et de la nation française, c'est le parti qui prône l'unité et une certaine homogénéité nationale, qui refuse les empires à l'extérieur, et les féodalités à l'intérieur. Que ceux-ci se nomment URSS, USA, UE, CRIF, MEDEF, CGT, UOIF, FEN, OTAN.

Cela dit, il y a volonté et actes. Deux siècles suffisent, je pense, pour constater et conclure que le parti national ne peut l'emporter en régime parlementaire et républicain.

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Posté par lingane2009 à 22:06 - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires sur Interprétation Histoire de France

    J'admire vos certitudes. Il est impressionnant que des gens qui passent des années à lire des textes en latin et à analyser des trouvailles archéologiques soient moins sûrs de leurs conclusions que vous...

    "La France est un pays de Gaulois": on se demande alors pourquoi on ne l'appelle pas Gaule... Les Celtes ne sont pas arrivés dans un désert humain: les Gaulois sont le résultat d'un brassage entre Celtes et populations pré-celtiques.

    Les Francs sont peut-être mêlés de Celtes (groupes assez proches) mais à ma connaissance, d'abord constitués des débris de peuplades germaniques rhénanes (voi M. Rouche et son "Clovis" de 1996).

    La race carolingienne n'est en aucune façon "plus germanique" que la race mérovingienne. Il est vrai que les Carolingiens sont Austrasiens, mais plusieurs branches des Mérovingiens ont régné en Austrasie! Charlemagne n'a rien à voir avec les Allemands et la localisation d'Aix-la-Chapelle s'explique pour... surveiller les Saxons, c'est-à-dire les sauvages "Allemands" précisément! Charlemagne parle latin et entend la messe en latin. Ses conseillers sont des clercs cultivés et non des brutes couvertes de fourrures.

    Les rois carolingiens n'ont pas démérité et ont tenu ferme le trône dans une situation difficile (les attaques normandes, ça vous dit quelque chose?). Ils se sont très rapidement "francisés", adoptant costume et langue de la partie latine de l'empire. Si Louis XVI avait eu le dixième du courage d'un Louis IV (lisez Sassier et Gobry), il y aurait encore un Capétien sur le trône. D'ailleurs, les problèmes des derniers Carolingiens proviennent... des Capétiens! Le peuple gaulois n'a jamais été "pro-capétien", il n'y a d'ailleurs pas de peuple gaulois: il y a les Aquitains (sud de la Loire), les Francs ou Neustriens (au nord de la Loire) et les Bourguignons à l'est. "Des" peuples gaulois à la limite.

    La Révolution n'a rien interrompu du tout, elle a accéléré la construction d'une conscience nationale, en gestation depuis des siècles (car l'oeuvre des rois de France est colossale). La République a vaincu les ennemis de la France en 1793 comme en 1918 alors que les "vrais nationalistes" (à quelques exceptions près) ont appelé l'étranger pendant la Révolution et ont été heureux de collaborer avec lui en 1940. La Révolution a d'ailleurs réussi de manière temporaire à atteindre le Rhin et à unir tous les francophones d'Europe dans un même Etat. C'était le projet de Louis XIV...

    Qu'on interprète l'histoire de France à l'aune de ses convictions, c'est normal. Mais on ne peut pas faire des raccourcis grossiers, ni asséner des vérités sans preuve...

    Posté par nationaljacobin, 17 juin 2009 à 14:57 | | Répondre
  • "il n'y a pas de peuple gaulois", magnifique !

    (et oui, en 1792, j'aurais été à fond avec les autrichiens et les prussiens, mieux aurait valu perdre quelques arpents de Lorraine que de laisser ces malades au pouvoir)

    Posté par Lingane, 17 juin 2009 à 19:37 | | Répondre
  • Non, il n'y a pas de "peuple gaulois". Bien que de culture proche, les tribus gauloises (comme les tribus germaniques) n'ont jamais eu le sentiment de constituer un peuple uni. César a d'ailleurs intitulé son ouvrage "la Guerre des Gaules" (lisez-le, conseil d'ami). Et même Vercingétorix n'a jamis groupé autour de lui toutes les tribus (des "traîtres", si l'on peut dire, ont préféré les Romains, étrange que vous ne les appréciez pas).

    Par contre, il y a un peuple français qui s'est constitué lentement au cours du Moyen Âge. Et le vieux fond de population est bien "gaulois", c'est vrai. Mais cela ne signifie pas que notre identité ait quoi que ce soit de "gauloise": la Gaule a été romanisée totalement puis germanisée en partie (nord et est). L'identité, c'est culturel. Parler de "peuple gaulois", c'est considérer que l'identité est naturelle, donc biologique, ethnique. Elle peut l'être (le débat est ouvert), mais en partie seulement. Juste une question: donnez-moi dix prénoms "gaulois" et parlez-moi du panthéon païen "gaulois" (sans regarder dans une encyclopédie). Nous verrons si vous êtes un vrai Gaulois...

    "Ces malades": de qui parlez-vous? Des révolutionnaires français? Voulez-vous que nous parlions des guerres de religion? Des dragonnades? De la répression des Camisards? Autant que je sache, la violence et la cruauté n'est jamais l'apanage d'un camp...

    Mais merci de votre franchise: on voit bien depuis la Révolution la rhétorique de tous les faux nationalistes qui ont toujours fait passer leur haine de la République avant l'amour de la France, la patrie qu'ils révèrent tant. Et on sait où cela les a conduit: à Berlin, en 1945...

    Posté par nationaljacobin, 17 juin 2009 à 20:58 | | Répondre
  • et allez! encore hitler sur le tapis !

    que je sache, c'est la ripoublique libérale de 1792 qui a agressé ses voisins. La république a besoin de sang, de mensonge et de pognon pour survivre

    mais patience, la fin du pétrole mettra fin à ce cirque. ça va devenir intéressant !

    Posté par Lingane, 17 juin 2009 à 22:28 | | Répondre
  • Je ne vous comprends pas bien: vous avez admis que vous auriez été du parti de l'étranger en 1792, et vous me reprochez de vous le reprocher! Il faudrait savoir! Je ne dis pas que les maurrassiens (car vous semblez être maurrassien) sont des nazis, mais le fait est que leur logique les a conduits à revêtir l'uniforme de la Waffen SS. Le niez-vous?

    La "ripoublique" libérale n'a agressé personne, elle a d'abord mené des guerres défensives, avant de céder effectivement à un coupable impérialisme. Je ne suis pas bonapartiste, parce que je dénonce l'impérialisme. Croyez-vous que la monarchie de Louis XV ou de Louis-Philippe ait été moins corrompue que la république des années 30?

    Vous avez tout à fait le droit d'être maurrassien. Cela étant, serait-il possible de recentrer le débat? Vous n'avez pas répondu précisément sur les points historiques que je soulève dans mon premier commentaire. Serait-il possible d'avoir des arguments un peu plus solides que des exclamations un tantinet méprisantes?

    Posté par nationaljacobin, 18 juin 2009 à 09:04 | | Répondre
  • Non.

    Je n'ai d'ailleurs aperçu aucune trace "d'argument" dans vos commentaires, sinon, à la rigueur, vous barder derrière quelques historiens et leurs diplomes. Que je sache, Suzanne Citron aussi à des diplomes, Aulard et Mathiez aussi, ça n'enlève rien à leurs délires idéologiques infects.


    Je dis qu'il y a une civilisation gauloise, vous me répondez "non". C'est quoi l'argument? "bourguignon" c'est juste un hasard des conquêtes, c'est rien. Par contre, les aquitains différaient des gaulois, certes, surtout ethniquement, mais n'ont rien laissé, ni monument, ni toponymie, ni rien.

    Ma thèse principale est qu'une nation existe même sans état unificateur. Nieriez-vous que l'Allemagne et l'Italie existaient comme nation avant 1870 ?

    Une légende néfaste (partagée par Bainville) veut que l'Etat ait fait la nation en France alors que la nation aurait fait l'Etat en Allemagne. Ma démonstration, à défaut de preuves diplomées, à le mérite de la cohérence idéologique. Du royaume arverne de Luernios à Charles de Gaulle, la France a cherché l'unification, et sa grandeur ne vient pas de sa quête d'empire, mais de sa volonté d'unité, sans agression des voisins (sauf sporadiquement, ponctuellement, pour éviter que lesdits voisins, impérialistes, viennent nous casser les couilles avec leurs lubies d'empire).

    On comprend donc, avec cette grille de lecture (grille de lecture remarquablement absente de l'école historique française de notre époque, du moins visiblement, car cachée dans l'ombre, sa grille vise à nier la CONTINUITE HISTORIQUE de la nation france), on comprend donc, disais-je
    -les difficultés de Vercingétorix à rassembler toute la Gaule (le parti éduen, c'est l'ancetre du parti maastrichien)
    -que Clovis ai stoppé ses conquêtes grosso modo aux limites de la Gaule
    -que les Carolingiens ne font pas partie de notre geste nationale
    -que les Capétiens l'ont donc heureusement remplacée, cette néfaste dynastie d'impérialistes
    -que les Capétiens, comme Clovis, n'ont pas cherché à développer les frontières de façon cancéreuse et démeusurée comme le petit arriviste corse

    Louis XVI n'a pas su réagir, il ne croyait plus en la valeur de la monarchie, sauf vers la fin (Varennes) (et je ne vois pas en quoi il aurait trahit la france puisque le gouvernement républicain QUI A DECLARE LA GUERRE à l'europe était 1)l'agresseur 2)totalement illégitime
    mais la faiblesse d'un roi est un inconvénient du principe monarchique, il ne remet pas en cause ledit principe, qui reste bien plus solide que le principe républicain (principes qui se cassent invariablement la gueule quand ladite république cède aux puissances d'argent, rôle qui lui est vouée)

    Il est possible que les Bourbons ne méritent plus le trône (Charles X non plus ne s'est pas battu), mais la monarchie n'est pas forcément liée à la maison de Capet. Une autre dynastie pourrait, théoriquement, s'imposer. Mais si elle est royaliste, elle restaurera les emblèmes du Lys, qui appartiennent à notre histoire, notre gloire et notre honneur, alors que la pouffiasse à bonnet de schtroumpf (alias Marianne) rejoindra les poubelles de l'histoire



    (cela dit, je comprend votre passion républicaine, en tant que membre de l'éducation nationale, faut bien manger, hein? C'est plus commode d'être républicain pour avoir de bonnes notes à la fac et lors des inspections...)

    Allez hop, fin du débat, on est pas en démocratie, sur Lingane!

    Posté par Lingane, 18 juin 2009 à 16:23 | | Répondre
  • [CENSURE]


    (parce que bon, ça va, vous avez eu largement le temps de déblatérer vos conneries ripoublicaines. On les entend suffisemment partout ailleurs, je suis déjà bien gentil de vous avoir laissé vous exprimer et vous avoir répondu, ici c'est zone royaliste, et j'y applique les méthodes robespierristes (que j'eusse aimé voir appliquer par Louis XVI envers vos idoles, effectivement)

    Lingane

    Posté par nationaljacobin, 19 juin 2009 à 11:30 | | Répondre
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