Je ne suis pas vraiment un fan de Serge Lama. Il fait partie, pour moi, de cette cohorte de chanteurs dont j'aime un certain nombre de chansons, genre Souchon, Renaud, Vincent Delerm, Benabar... mais qui ne peut prétendre entrer au Panthéon linganien (j'aime pas trop ce mot de "panthéon", qui sonne un peu républicain, et le bâtiment en lui-même est d'une laideur atroce. Lorsque le PSR sera au pouvoir, il ne faudra pas seulement raser la Tour Montparnasse, le quartier de la Défense, mais aussi le Panthéon, l'église de la Madeleine et peut-être même Saint-Sulpice, ces scories du classicisme, ces débrits moisis du sale vieil empire romain, vive le Gothique ! vive le Roman !)

800px__glise_de_la_Madeleineparisconcierg1

PantheonNotreDameDeParis

saintsulpicest_germain



Passons... Nous parlions donc de Serge Lama. Je me souviens l'avoir entendu un soir, chez Fogiel, dire qu'il avait "mûri", qu'il ne se sentait plus le besoin de "pousser" sa voix, etc. Je dois dire que ça m'avait déçu, il était en voix de sardouïsation, le Serge. Ce que j'aimais chez ces chanteurs des années 70, c'est justement qu'ils tapaient dans les mots, qu'ils y allaient franchement.

Comme vous pouvez l'entendre sur ces deux morceaux :

*

*


*

Me baladant au salon du livre, il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de dire à Serge Lama ma pensée. Sa réponse m'a surpris par sa franchise et sa crudité. En gros, il faisait la pute, "que voulez-vous, nous vivons une époque de couilles molles, je m'adapte".

Il avait raison, bien sûr.

*


*


*