C'est vraiment rarissime que je m'intéresse aux faits divers (tremblements de terre,assassinats, etc.). Les derniers qui m'ont intéréssés furent le tsunami de 2004 (j'aimais bien ces images d'océan se retirant puis revenant, c'était étrange et beau), l'affaire de la Josacyne empoisonnée (du vrai Columbo, et comme dans un bon Columbo, c'était le riche arrogant le coupable) et le tremblement de terre en Iran qui avait détruit la splendide cité antique de Bam.

Ça, ça m'avait vraiment touché, que cette merveille soit perdue à jamais, même au cas où je ne l'aurais jamais visitée. Les morts, par contre, ben...honnêtement, que le premier qui se réveille en pleurant le lendemain de la mort des 250 000 haïtiens ou tsunamiens me jette la première pierre.

bamavant
Bam, avant la tragédie...




bamapr_s
...et après...



Mais bon, ces exceptions mises à part, les faits divers, les morts par paquet de 10 qu'on traite comme une tragédie alors que des centaines de drames intimes se vivent tous les jours (enfants ébouillantés, enfants torturés par des satanistes, cancéreux en phase terminale, victoire du PSG, etc.), je trouve ça voyeuriste et même malsain (pourquoi après tout les informations se concentrent-elles sur les malheurs et la méchanceté plutôt que sur les bonheurs et la gentillesse ? Ça rendrait pourtant les criminels moins fanfarons, les gens moins stressés et la société moins anxiogène).


Mais à Funchal, il s'est passé quelque chose d'intéressant, au sens ou la cause du drame est politique.

En gros, tout a été fait à l'inverse de 2 des 5 piliers du PSR.

-Anti-esthétisme : 1,5 millions de touristes pour une population de 250 000 âmes ; développement sans cesse croissant du béton, construction anarchique sur des terres qui servaient justement à empêcher le ravinement. Bref, tous les méfaits du tertiaire.

1266866476
Notez le mur de la maison : de la merde  de pavillon, comme en France ! La pierre aurait mieux résisté

-Anti-nationalisme : et comment cette urbanisation débile a-t-elle été financée, mmm ? Par l'Union Européenne, justement, qui trouvait sans doute ces régions trop "arriérées". Je ne nie pas que le métier de paysan soit plus dur que celui de séducteur de touriste, mais pour des gens qui avaient toujours vécu dans le calme et l'agriculture, ça devait paraître moins pénible puisqu'ils y étaient habitués.Quoi qu'il en soit, qui dit aide étrangère, dit perte de souveraineté nationale. (Qu'on ne me parle surtout pas en contre-exemple de petit malin du Plan Marshall, ce crédit fut remboursé très vite, rien à voir avec le saupoudrage frico-bétonnesque de l'UE). Qui dit perte de souveraineté nationale dit gouvernement opposé au nationalisme.


800px_Motorway_north_of_Funchal__Madeira_
cadeau de l'UE. Notez qu'il y avait déjà une roue sous le nouveau pont...





Si les Madérois avaient un gouvernement PSR plutot que droite libérale, ça ne se serait pas produit.



*

*

*