Bon...je passe à la partie la plus délicate de mon exposé.

Petit résumé : dans le premier billet, j'essaie de montrer comment l'histoire des années 1914-1939 (de Sarajevo à Dantzig) est totalement faussée par l'historiographie officielle. (et, au passage, je montre aussi comment un nationalisme sain et raisonnable aurait pu éviter la boucherie, loin des thèses délirantes et poussiéreuses d'un Bainville ou d'un Clémenceau).

Dans le second billet, je montre en quoi le nazisme était une réaction extrême (cela dit, il fallait tenir compte de l'angoisse européenne face aux crimes du bolchevisme, dont je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais vu le moindre documentaire ou film traiter de manière émotionnelle, avec cadavres, tortures et étude poussées des responsables...). J'en conclue que sous ses dehors grandiloquents, cette conjonction du nationalisme et du socialisme aurait pu évoluer, comme la démocratie ou le communisme, vers quelque chose de plus modéré (quoique concernant les démocraties, on assiste depuis quelques années à un retours à un certain totalitarisme façon Big Mother (les ceintures de sécurité, les annonces dans le métro, les 5 fruits et légumes par jour, le délire anti-tabac, les guerres "préventives", les lois liberticides sous prétexe d'"incitation à la haine", l'omniprésence du vocabulaire jacobin de "citoyen" et de "républicain").


Dans cet ultime billet, je voudrais répondre à la question suivante : pourquoi parle-t'on de plus en plus du nazisme ?
Et de quelle manière ?

Pour la manière c'est simple, comparez un film de guerre des années 50 avec ceux des années 2000. Plus le temps passe, plus l'Allemand est déshumanisé, on retombe dans un manichéisme d'une infantilisation effrayante.
Pourquoi ? Pour insister sur la PÉRIODE DE GUERRE du national-socialisme et du fascisme italien.

Donc, vous l'admettrez sans problème, je pense, occulter l'idéologie de base du national-socialisme (terme plus clair selon moi que "fascisme").

En quoi correspond au bout du compte cette idéologie ? À refuser à la fois le libéralisme et le socialisme marxiste. (Ou, comme le dit l'essayiste Marc Crapez, ce nationalisme c'est le socialisme moins la gauche).

Cette idéologie peut s'incarner dans des formes très variées : pompeuses, impérialistes et peu sanglantes (Italie fasciste) ; raciale, conquérante et sanglante (Allemagne nazie) ; catholique, conservatrice et réactionnaire (Portugal salazariste) ; populiste de droite (Argentine péroniste) ; populiste de gauche (Vénézuela de Chavez) ; dictatorial (Irak baassiste), ou modéré, bourgeois et démocratique (France gaulliste).

Ce n'est donc pas le nazisme, les massacres, la guerre, que sais-je encore, qui est visé par cette propagande axée sur l'hitlérisme. C'est bel et bien le fond idéologique du nationalisme socialiste.

Et la raison est fort simple : cette idéologie frappe au coeur le libéralisme parlementaire démocratique (par son refus du clivage droite-gauche), la dictature des minorités (par sa mise en avant de la communauté nationale), le trotskysme (par sa prise en compte de la réalité du fait national et historique), le capitalisme (par son étatisme bien plus efficace que le capitalisme d'État stalinien, par sa volonté de mettre au pas les féodalités financières), le modernisme relativiste (par son goût du vrai, du bien et du beau).

(bien sûr, chaque régime cité dans l'antépénultième paragraphe appliquait ces concepts de manière diverse, un peu plus de ceci, un peu moins de cela).

Je vais vous donner un exemple qui rendra ce que je veux dire plus clair.

Vous avez tous entendu parler de cette histoire de "bourqua" (qui, au passage, de façon typiquement femelle, infirmière, big mother, s'attaque aux conséquences et nullement aux causes).
Face à cette loi anti-bourqua, que répondent les gens de gauche ?

Invariablement, ceci : "on s'attaque à la bourqua, pourquoi pas/c'est lamentable (selon que l'homme de gauche soit un socialiste nouvelle manière ou un vieux militant de SOS), mais/alors qu'il y a des problèmes plus urgents comme le chômage, les retraites, les salaires, etc."

Les hommes de la droite libérale répondent par des propos onctueux, faussement fermes, faussement graves, faussement charitables que "le gouvernement traite sérieusement de tout cela" (alors qu'en bons conservateurs, ils ne s'attaquent ni à l'immigration ni à la spoliation du travail par le capital via les innombrables lois sur la création monétaire, le pouvoir bancaire, la fiscalité, le libre-échange, etc.

Le débat est donc biaisé, entre le camp qui ne fait rien (la droite libérale) et celui qui fait mal (la gauche républicaine). Alain Duhamel, Jean-Michel Apathie ou Yves Calvi peuvent donc être rassurés, le débat reste dans les clous (et quand on sort des clous, en terme technique, mais aussi politique, ça s'appelle -et le terme est très très loin d'être anodin- un dérapage).


Le social-nationaliste, national-socialiste, nationaliste socialiste, socialiste national, facho, etc... (appellez-le comme vous voulez), lui, répondrait à l'homme de gauche qu'on peut très bien s'attaquer au problème de la bourqua (et donc de l'immigration) ET à la paupérisation, au chômage, aux retraites, aux délocalisations.
Le social-nationaliste répondrait à l'homme de droite que ce gouvernement libéral ne peut, pas intéret de ses soutiens économiques, résoudre la question sociale ; ni, par conviction idéologique niant la nation et l'Histoire, résoudre la question migratoire.

Et si par miracle, il obtenait une tribune chez Yves Calvi, chez Alain Duhamel, chez Jean-Michel Apathie, pour le proclamer, vous savez comme moi ce qu'on lui répondrait. Sur ses arguments : rien (évidemment). Sur la forme : que nationalisme socialiste = nazi = Shoah = bête immonde.

Et puis c'est tout, et puis c'est fini.


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J'avais été frappé par cette tribune de BHL il y a une quinzaine d'année (un peu après Maastricht, je crois), ou le grand philosophe écrivait (en gros) : la nation ? pourquoi pas. Le social ? bien sûr. La conjonction des deux : gross malheur !!!
Pourquoi ?
J'ai répondu à cette question 6 lignes plus haut.


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Voilà la situation actuelle. Peut-on en sortir ?

Il me semble que oui.

Non pas par l'apparition du Grand Homme, du Sauveur, mais parce que le système social-libéral-parlementaire est à bout de souffle (j'entend ici les petits malins rétorquer doctement que le capitalisme vit de ses crises, destruction créatrice, amen).
Comme ils n'arriveront jamais à instaurer ce fameux gouvernement mondial, la destruction systématique des frontières douanières conduira à réduire la création de richesse (qui ne peut venir que de l'industrie et de l'agriculture, en gros), donc la consommation saine, donc l'endettement bancaire (sans parler de l'appauvrissement des nations par l'immigration des pauvres du sud).
Peu à peu, cet appauvrissement ruinera le système monétaire sous des myriades de billets de banque virtuels, ainsi que les rescapés des pays exportateurs (Chine, Japon, Allemagne).

Sans oublier la fin de l'énergie bon marché qu'est le pétrole (nerf de l'économie industrielle, intensive et mondiale).

  • Nous aurons donc, d'ici une dizaine d'année des violences identitaires (provoquées criminellement par la promotion de l'immigration, ce qui revient à faire de chaque nation européenne une nouvelle Autriche-Hongrie !)
  • un Etat qui ne pourra plus subvenir aux besoins des exclus de la production industrielle par inflation monétaire ou restriction budgétaire
  • Des importations de moins en moins nombreuses (par renchérissement du coût de transport du à l'énergie chère et par appauvrissement du marché intérieur

Bien sûr, on peut toujours imaginer que d'ici cinq ans, une énergie inépuisable, pas chère du tout et immédiatement adaptable aux structures industrielles et de transport, sauvent le système, libre à vous de le croire !
(encore que, même si un tel miracle arrivait, les violences dûes à l'immigration de masse, relancée justement par cette nouvelle énergie, annulerait les effets dudit miracle).


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Bref, pour réparer ce système, nous devrons opter pour la qualité et la durabilité plutot que pour la quantité et la nouveauté. Ça n'a l'air de rien, mais ce n'est pas seulement une option économique, c'est une manière de voir le monde qui nous rapproche de l'esthétique, du passé, de la continuité, de l'Histoire, bref, du nationalisme.
Impossible qu'une telle transformation de la marchandise n'est pas d'effets sur la mentalité politique des peules. Impossible.

Pour réparer ce système, nous nous pourrons pas ne pas en finir avec l'immigration.

Pour réparer ce système, nous pourrons compter sur la colère des peuples vivant enfin dans leur chair le capitalisme libéral réel : le jour ou le frigo est vide, curieusement, les votes "raisonnables" diminuent...

On pourra me rétorquer que, face aux solutions nationalistes et socialistes, les marxistes, trotskystes pourraient prendre les devants.
Je n'en crois rien. Tout le monde sait aujourd'hui que leurs multiples expériences ont échoué partout. Plus personne, même chez eux, n'a la foi en l'étatisation de tout le secteur économique. Et sans la foi, pas de montagnes renversées...
Les "fascistes", eux, auront la part belle pour montrer les réussites concrètes, historiquement prouvées, de leurs réformes économiques.

Il leur restera à corriger ce qui était mal foutu dans l'entre-deux-guerres.

Qu'ils arrivent au pouvoir de manière violente ou électorale, nul doute qu'un système autoritaire transitoire sera instauré. Mais c'est là qu'il faudra se séparer de l'idée du "parti-Etat". Le parti peut rebâtir, d'accord. Il sera sans doute représenté par un leader charismatique, d'accord.
Mais après ? Qui pour le remplacer, ce leader ?

Une élection par les militants du parti ? C'est revenir à la démagogie, aux combines, à l'influence de l'argent. Retour à la case libérale en moins de dix ans.

Un plébiscite populaire ? Même conséquence.

À une transmission du vivant du leader au "plus digne" ? Déjà, y'aurait pas mal de monde, à se voir "plus digne" ! Beau bordel en perspective. On a vu ce que ça a donné sous le lamentable empire romain : passer en deux transmissions de pouvoir du sage Antonin le Pieux au délirant Commode (et puis plus tard, Héliogabale et autres tartignolles à couronne de feuilles à ragoût).

Pour conserver les acquis de la révolution nationale et sociale, le seul et unique moyen est l'instauration de la monarchie héréditaire. Une monarchie nationale et sociale, ce qui a toujours été son essence, mais qui serait ici modernisée, adaptée à son siècle, légitimée par sa réussite dans la réparation des dégâts démo-libéraux.

L'idéal serait que, par effet domino, tous les pays européens adoptent le même régime et, pour les inévitables conflits territoriaux, en venir à la solution simple que j'expliquais dans le premier billet sur l'Autriche-Hongrie. Pour cela, il faudrait une sorte de "société des nations" européenne. Un pacte militaire de non-agresssion mutuel à l'intérieur du continent, et anticolonialiste par principe à l'extérieur.

Ainsi, se réaliserait en Europe
(et après, sans doute, par imitation, dans le monde), par les valeurs d'autorité et de justice de l'Etat, d'identité et de souveraineté de la nation , du national-socialisme, le souhait...du Front Populaire : Pain, Paix, Liberté.


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