La base d'une politique de puissance, c'est, et c'est une base techniquement indispensable, l'indépendance.

La nation ne peut donc se lier les mains au travers de traités ou d'organisations qui bloquerait son pouvoir législatif à l'intérieur du territoire. Par exemple, le Conseil de l'Europe interdit aux Etats membres de rétablir la peine de mort (on se demande pourquoi).
Pour établir cette indépendance absolue (ab-solvere), la nation doit donc quitter le FMI, le Conseil de l'Europe, l'Union Européenne, l'OTAN, l'OMC, etc... Par contre, elle doit garder sa place à l'ONU (qui peut être l'outil permettant l'affirmation à l'indépendance et à la souveraineté de toutes les nations du monde), tout en militant pour le transfert de son siège vers un pays neutre (la Suisse) et en quittant ses organisations subsidiaires (UNESCO, UNICEF) qui poursuivent des objectifs mondialistes et non le but principal de l'ONU.

Une fois l'Etat dégagé de toute soumission extérieure, il doit se dégager de toute soumission intérieure. Pour cela, il faut un pouvoir qui soit aux puissances de l'intérieur ce que l'Etat est aux puissances de l'extérieur, c'est à dire absolu. Contrairement à la légende urbaine, "absolu" ne veut pas dire fou, despotique, portnawakien, mais "sans lien". Le seul régime absolu qui ne verse pas dans les dérives toujours possibles, c'est la monarchie royale, telle que théorisée par Jean Bodin dans Les Six Livres de la République. (actualisé, bien sûr, aux conditions socio-économiques de notre siècle).

La République, c'est le bien commun, donc l'affaire du gouvernement. Il est, par conséquent, absurde d'appliquer ce terme de république à la forme du régime qui doit veiller sur...la république !


Se désengager de ce qui peut nuire à l'extérieur, établir une monarchie à l'intérieur, nous voilà avec un Etat libre de ses mouvements par rapport aux autres Etats, et d'un gouvernement échappant à la puissance de l'argent, des lobbies, qu'ils soient financiers, syndicaux, patronaux, ethniques ou sociaux. Exit donc la dictature des minorités.


La base nécessaire étant établie, on peut passer au point suivant :

Pas de politique de puissance sans prospérité.

La prospérité est indispensable à l'indépendance. Pour qu'un Etat soit puissant, il faut qu'il soit indépendant, pour qu'il soit indépendant, il lui faut absolument

  • l'autosuffisance alimentaire
  • une force militaire dissuasive
  • les moyens de financer cette force militaire


Il n'y a qu'une seule voie permettant la prospérité : créer de la richesse, la richesse permettant les finances saines, qui à leur tour, permettent une saine politique, cercle vertueux.

La création de richesse nécessite (outre l'autosuffisance alimentaire) la production industrielle. La politique de puissance doit donc

  • donner la priorité au secteur industriel par rapport au secteur des services (on peut avoir des industries sans services, mais pas de services sans industrie, du moins dans le cadre de l'indépendance)
  • donc avoir accès aux matières premières indispensables à cette industrie
  • donner à cette industrie des cadres et dirigeants compétents, donc favoriser une nombreuse classe d'ingénieurs, techniciens, ouvriers qualifiés, via une politique scolaire extrèmement sélective
  • protéger cette industrie en établissant une politique douanière stricte contre les pays ne disposant pas du même niveau de vie, mais, par contre, établir un libre-échange stimulateur avec les pays disposant du même niveau de vie

On le voit, la politique industrielle concerne aussi la politique étrangère (matières premières), l'école (les cadres) et la fiscalité (protectionnisme douanier)


Nous voilà donc, dans un ordre rigoureux, pourvu d'un Etat souverain, d'un régime indépendant, uniquement soucieux du bien de la république, d'une armée suffisamment dissuasive, d'une école ouvertement élitiste et d'une industrie développée.

(note : les matières premières se trouvent, la plupart du temps, soit en Afrique, soit en Russie, il convient donc d'établir avec ces deux régions, des accords bilatéraux, à l'exception dogmatique d'une alliance militaire- permettant l'importation desdites matières premières, ce qui nécessite une force armée maritime. Toute la difficulté de ces traités avec les Etats africains serait sans doute lié à la politique migratoire. Il convient, bien évidemment, de ne pas céder sur ce point, mais en échange, de contribuer, d'une manière ou d'une autre, à une aide envers ces Etats, même si cela revient à payer plus que le prix du marché ces matières premières. Mais nécessité fait loi).


Que faire de cette production industrielle ? De l'exportation ? Mauvaise idée ! Un Etat qui base ses revenus sur l'export devient dépendant de ses clients. D'ailleurs, l'exemple historique des Etats-Unis est là pour nous prouver qu'on peut très bien se développer sans exporter. Au moment de sa plus forte croissance (1880-1914), la part des exportations dans la production industrielle américaine n'était que de 8 %, contre plus de 25 % pour le régime actuel de la France).

Pour exporter moins, il faut vendre plus sur le territoire national. Cette simple décision entraine des choix politiques lourds : augmenter le pouvoir d'achat de la fraction la plus nombreuse de la population, donc, les travailleurs. Il convient donc de taxer plus le capital, moins le travail, d'obliger les sociétés à reverser une part plus importante des bénéfices aux employés, et, pour que ce gain monétaire ne soit pas que du vent, de veiller à ce que les prix restent stable (on en revient au fait qu'une politique économique saine aboutit à des finances saines, et non l'inverse. Et ces finances saines permettent la stabilité de la valeur de la monnaie nationale).


Cet acroissement de la richesse établit, l'Etat peut financer son armée de dissuasion et sa flotte maritime indispensable à la sécurité de l'approvisionnement en matières premières. Il peut aussi financer les infrastructures qui garantissent le flux des marchandises et les services publics qui améliorent la qualité de vie des citoyens (police, poste, téléphonie, informatique, allocations de secours, eau, électricité, santé).


Mais l'accroissement de la richesse n'est qu'un moyen, pas un but. Il faut aussi un corps social sain et stable.

En conséquence, les mesures logiques sont :

  • limiter la croissance de la population à un rythme raisonnable, et favoriser les naissances chez certaines catégories ciblées de la population (les plus intelligentes, les plus belles, et les plus fortes, notamment), tout en laissant la liberté de procréation à tous (sauf catégories extrêmement limitée, telles que handicapés de naissance, handicapés mentaux, alcooliques). L'adoption d'enfants allochtones étant bien évidemment interdite.
  • réduire cette source de stress et de violence qu'est la surreprésentation de la population allochtone sur le sol national (nul besoin de frais de renvoi ou de "rafles", comme diraient les hystériques républicains, une simple suppression des droits sociaux, une répression féroce contre les patrons félons embaucheurs, et une politique dissuasive de francisation totale (noms, prénoms, coutumes religieuses aux conséquences médicales, etc...) suffiront.
  • avoir une politique scolaire élitiste ne produisant pas de miroir aux alouettes (comme par exemple, "80 % de bacheliers" ou "tous à la fac!"), source future de tension et de frustration, favoriser le développement des études techniques, médicales, scientifiques, et réserver à une minorité les études littéraires et sociales. Pour ceux qui n'auraient de compétence dans aucun de ces deux domaines, abaisser l'âge de la scolarité et favoriser l'apprentissage. A l'école primaire, donner à tous la même version de l'histoire de France selon les principes suivants : conscience de la longue durée de la nation, absence de mépris pour les temps anciens, mise en avant de l'unité nationale sur les divisions régionales, consience de la continuité de l'histoire, lutte contre le chauvinisme).
  • veiller à l'amélioration physique de la population par une pratique universelle du sport, une alimentation saine, et un certain degré d'eugénisme assumé
  • veiller à l'amélioration mentale de la population en mettant fin aux politiques actuelles castratrices (principe de précaution, interdictions multiples, freins à la liberté de pensée, prohibition des drogues, publicité envahissante et abrutissante, indiscipline scolaire, notamment vestimentaire), bref, retour de l'autorité d'inspiration masculine, franche et limitée, plutôt que l'autorité d'inspiration féminine, insidieuse, envahissante et étouffante)

Résumons : nous avons maintenant un Etat souverain, un gouvernement indépendant et stable, une armée dissuasive, une source d'approvisionnement sûre en matières premières, une industrie importante, une finance et une monnaie saines, une prospérité bien répartie, une conscience de l'unité nationale, et une population améliorée physiquement et spirituellement.


Bref, nous avons là un Etat-nation puissant, via ces moyens.


Quels sont les buts ?

En réalité, le but de l'indépendance, de la puissance et de la prospérité sont de conserver, de pérenniser, cette indépendance, cette puissance et cette prospérité.

Et c'est par ce moyen que la nation (ici, la France) verra tout naturellement son influence, sa culture, son art, infuser le reste du monde. Nul besoin, nul envie de guerre, de conquêtes et autres fariboles de stratèges géopoliticiens faussement "réalistes" et pessimistes !

Mais cela, c'est un but secondaire, un but par logique, par conséquence.

Mais il est un but caché, qui sied à tout français, toujours un peu universaliste sur les bords, c'est celui d'être pris en modèle par les Etat nationaux du monde entier. Le rêve de Victor Hugo était beau, mais ses conditions et ses moyens étaient illusoires, voir néfastes, puisqu'impériaux et républicains (le monde entier sous la férule de la république française, fini la diversité mondiale). Ce rêve de Victor Hugo, la fin des guerres, de la misère, de l'ignorance et de la laideur, se propagerait peut-être sur la planète entière.


Alors bien sûr, pardon pour ce précédent paragraphe grandiloquent. Pardon aussi de laisser accroire que nous aurions l'immense prétention d'avoir trouvé la clé de la puissance, de l'indépendance et de la prospérité. Il est hélas bien probable que nous nous trompions sur nombre de détails, de mesures, voir d'options stratégiques.

...mais sûrement moins que les dirigeants politiques actuels !



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