Il est d'usage, dans les milieux nationalistes, d'amirer Vladimir Poutine, et de voir en la Russie un obstacle au mondialisme trotsko-libéral (capitale : Washington).

Je ne déroge pas à la règle. Le PSR non plus.

Mais il ne saurait toutefois être question de déroger sur les principes. Or parmi ces principes, il y a la défense des Etats-Nations légitimes partout dans le monde, qu'ils soient pro-américains, pro-russes ou autres.

En ce sens, le Parti Social-Royaliste ne peut qu'approuver la politique violemment antirusse de la Lettonie, du moins tant que la Russie ne cessera pas ses mesquines revendications sur ce noble pays.

Quelle est la situation ? Très simple : la Russie impériale a occupé la Lettonie de 1721 à 1918 et de 1940 à 1991. Je vous épargne la liste des massacres et déportations de masse perpétrées par le pouvoir communiste (reconnaissons que les tsars étaient plus coulants) pour mettre plutôt l'accent sur cette tentative de génocide culturel que fut l'arrivée en masse de colons russes sur le sol letton, ainsi que la politique linguistique visant à éradiquer le letton.

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blason de la Lettonie communiste. On notera quand même une lueur d'espoir dans le texte central !




En 1991, il ne restait plus que 52 % de Lettons de souche dans le pays, contre 80 % en 1940...

Heureusement, une admirable politique de fermeté envers les revendications des soi-disant "minorités nationales" a réussi à faire remonter ce chiffre à 60 %, malgré une natalité très basse.


Aujourd'hui, la carte ethnique lettonne, ça ressemble à ça :

lettonie_ethnique
rouge : zones russes
vert : zones lettonnes
bleu : je sais plus, bielorusses ?



Et, ô surprise ! la carte des récentes élections législatives correspond exactement à ce clivage !

lettonie__lections2010
rouge : ignobles partis pro-russes sous couvert de gnangnanteries social-démocrates
bleu & vert : peu importe, c'est letton !




Je serais curieux de voir comment un républicain conséquent expliquerait cette carte, si son fantômatique "modèle français-républicain de la nation" existait vraiment !

Cette carte ressemble à toutes les cartes électorales lorsqu'une nation traîne un pourcentage trop important de "non-souchiens", ou lorsqu'on a affaire à une fausse nation (Canada, Moldavie, Belgique...). Au-delà des facteurs religieux (qu'on invoque idiotement pour le drame nord-irlandais), au-delà des facteurs idéologiques (qu'indiquent faussement les noms des partis lettons), c'est bel et bien le facteur ethnique qui compte le plus.

Précisons deux choses, à l'intention des lents et des malcomprenents :

1-le fait que Russes et Lettons soient Blancs tous deux démontre (si besoin était, mais bon, apparemment besoin est...) que le terme ethnie ne signifie pas race ou couleur de peau, mais tout simplement groupe linguistique, culturel et racial globalement homogène sur un sol donné. Le mot-clé ici est globalement. Nulle déification, fétichisation de la race. Si la France reccueillait 30 % de Suédois sur son sol, je tomberais assez vite dans l'antisuédisme primaire ! (autre option, même conclusion : si la France était peuplée de 1 % de Suédois mais que ceux-ci occupent une place disproportionnée dans les boulots sympa et bien payés ou influents).
Contrairement à beaucoup de Noirs, je ne vois pas un "frère" quand je croise un autre Blanc.

2-Si, on l'aura compris à force, pour nous, le facteur ethnique est crucial, il n'est pas totalitaire. Je veux dire par là que, contrairement à d'autres micro-partis (tel l'amusant PSUNE), le PSR fait sienne la phrase du Général : "C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France".
Le Général avait parfaitement compris que n'importe quel individu peut devenir français (ou du moins, ses fils, s'il se marie avec une personne française). Par exemple, quand vous voyez Jean Tigana, je sais pas vous, mais moi je ne vois pas un Noir ou un Blanc, je vois un Français du sud de la France.
Par contre, il est impossible qu'un peuple se fonde dans un autre peuple si ce peuple a)représente plus qu'un certain pourcentage à déterminer (mettons 5 %) ; b)ne manifeste aucune attirance pour la culture de la nation d'accueil ni la moindre volonté de s'assimiler (les Francs étaient relativement nombreux à leur arrivée en Gaule mais adoptèrent la religion nationale).


Mais revenons à nos Lettons.




(suite et fin demain)