Martine Billard, PG. Éliminée dans la 5e circonscription de Paris.

François Asensi, FASE. Ballotage favorable dans la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis. Toutefois, il est possible que les électeurs de droite (33%) se reportent sur la candidate arrivée 2e, l'écologiste Stéphane Gatignon. Mais dans le 93, on connait les "méthodes" communistes...

Patrick Braouezec, FASE. Ballotage défavorable dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Effondrement de l'élu. Il avait obtenu le même score au 1er tour en 2007, mais son adversaire était alors UMP. Cette fois-ci, il s'agirant d'un candidat PS, qui est arrivée en tête. Selon la tradition de gauche, quand il n'y a que des candidats de gauche qualifiés au second tour, le moins bien placé doit se désister. Donc soit Braouezec se désiste, soit il est battu, car les 20% d'électeurs de droite voteront sans doute pour son adversaire socialiste. À moins d'une mobilisation importante de l'appareil, Braouezec sera battu.

Jean-Pierre Brard (CAP), 7e circonscription de Seine-Saint-Denis. Ballotage défavorable. Brard est opposé à un candidat PS arrivé en tête (36,7 contre 32,7). Donc soit désistement républicain, soit défaite face au PS qui profitera des voix de la droite.

Jacqueline Fraysse, FASE. Ballotage favorable dans la 4e des Hauts-de-Seine. Fraysse dispose d'un important résevoir de voix pour battre son adversaire UMP.

Jacques Desallandre, PG. Ne se représentait pas. Son successeur, Jean-Luc Lanouhil est éliminé. Là ou Desallandre obtenait 26%, Lanouhil n'obtient que 17,31% et est devancé par un divers gauche, un FN et un UMP.

Marc Dolez, PG. Ballotage favorable. Dolez arrive en tête et son adversaire du second tour, la socialiste Monique Amghar devrait se désister. Toutefois, Dolez obtient 8 points de moins qu'en 2007, payant ainsi sans doute son passage du PS au PG.

Marie-Hélène Amiable, PCF. Ballotage défavorable. Dans cette 11e circonscription des Hauts-de-Seine, la droite s'effondre, passant de 40 à 30 % environ. Du coup, malgré une progression de 2 pts par rapport à 2007, la communiste est devancée par la candidate PS, qui fait passer le score de son parti de 23 à 30 %. Donc, soit "désistement républicain" d'Amiable, soit victoire de la PS avec les voix de la droite.

Alain Bocquet, PCF, 20e circonscription du Nord. Ballotage favorable. Dolez ne manque l'élection au 1er tour que de peu, avec 46,57% des voix. Au second tour, il battra facilement son adversaire FN (qui, c'est à noter, fait passer le score de son parti de 5,44 à 21,73%.

Marie-George Kosellek-Buffet, PCF, 4e circonscription de Seine-Saint-Denis. Ballotage favorable. Normalement, son adversaire du second tour, la PS Najia Amzal, devrait appliquer le "désistement républicain". Mais attention ! Si jamais ce n'est pas le cas, c'est Amzal qui devrait s'imposer. Le PCF va devoir être très sage, s'il veut sauver Marie-George...

Jean-Jacques Candelier, PCF, 16e circonscription du Nord. Ballotage favorable. Adversaire PS au second tour, désistement républicain, etc. À noter l'effondrement de l'UMP (de 24 à 13,5%), du MODEM (de 4,5 à 1,87%) et la percée du FN (de 6,5 à 20,5%).

André Chassaigne, PCF, 5e circonscription du Puy-de-Dôme. Ballotage favorable. Chassaigne n'aura aucun mal à écraser son adversaire en finale, l'UMP Maxime Costilhes. Évolution des partis entre 2007 et 2012 : UMP -9,5 ; PS +8 ; PCF -2,5 ; FN +9,5 ; MD -2.

André Gérin, PCF, 14e circonscription du Rhône. Ne se représentait pas. Son successeur, Michèle Picard est éliminée. Elle n'obtient que 13,7% là ou Gérin obtenait 22,5%. Les finalistes seront PS (+19) et FN (+15). L'UMP est éliminé (-12).

Pierre Gosnat, PCF, 10e circonscription du Val-de-Marne. Ballotage défavorable. Il sera opposé à un DVG qui arrive en tête. L'UMP, finaliste en 2007, passe de 25,24 à 12,81 % !

Jean-Pierre Lecoq, PCF, 6e circonscription de Seine-Maritime. Se représente dans une autre circonscription. Son successeur, Sébastien Jumel est éliminé. La finale opposera le PS (+8,5 en tenant compte de l'absence en 2012 du candidat PRG qui avait obtenu 7,5% en 2007) et l'UMP (-8). Le FN augmente de 8,5 points son score.

Roland Muzeau, PCF, 1ère circonscription des Hauts-de-Seine. Ballotage défavorable. Il sera opposé à un PS qui arrive en tête. Évolution en points des partis : PCF (+3), PS (+8,5), UMP (-16), FN (+7,5), MODEM (-5).

Daniel Paul, PCF, 8e circonscription de Seine-Maritime. Ne se représentait pas. Son successeur, Jean-Pierre Lecoq dont on a parlé plus haut, améliore le score de Daniel Paul (+5 points). Toutefois, Lecoq est en ballotage défavorable. Il sera opposé à un PS qui arrive en tête (+9 pts, en tenant compte en 2007 de la présence de candidats PRG et DVG). Les autres partis : UMP (-15), FN (+7,5).

Jean-Claude Sandrier, PCF, 2e circonscription du Cher. Ne se représentait pas. Son successeur, Nicolas Sansu est en ballotage favorable. À condition toutefois que son adversaire PS en finale pratique le désistement républicain. Évolution des partis : PS (+13,5), PCF (-2), UMP (-14,5), FN (+11,5), MODEM (-5, si on considère que le candidat du parti radical représente le centre en l'absence de candidat MD).

Michel Vaxès, PCF, 13e circonscription des Bouches-du-Rhône. Ne se représentait pas. Son successeur, Gabriel Charroux est en ballotage favorable. Arrivé 2e, le candidat PS devrait se désister et laisser Charroux battre l'autre finaliste, le candidat FN. Évolution des partis : PCF (-3), PS (+10), FN (+16), UMP (-18).


Outre les sortants, il y a quelques circonscriptions ou un candidat du FDG est qualifié pour le second tour.

Dans la 3e circonscription de Seine-Maritime, Hubert Wulfranc est en ballotage défavorable. Il obtient 24,5% mais son adversaire socialiste est largement en tête avec 40,5%.

Dans la 6e circonscription de l'Oise en revanche, Patrice Carvalho est en ballotage favorable. Il arrive certes 2e derrière un UMP, mais la présence en triangulaire d'un candidat FN lui permettrait d'arriver en tête au second tour, grace à la réserve des 20,5% du candidat divers gauche. Je ne connais pas les positions à propos du FN du candidat UMP, François-Michel Gonnot, mais sans accord avec le FN, il est certain d'être battu.

Dans les autres circonscriptions, aucun candidat FDG ne me semble en mesure de l'emporter.

Au total, le FDG possède 19 députés en France métropolitaine. Selon mes pronos, il ne devrait en retrouver que 10. Gageons qu'il saura débaucher quelques élus "divers gauche" ultramarins pour constituer son groupe.

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