Louis XV, vraie lumière de son temps
izeuntite?
risquant ainsi de faire oublier d'excellents et sérieux historiens comme Michel Antoine,

il est bon de rappeler deux faits montrant l'immense valeur humaine de nos anciens rois, et de Louis XV en particulier, à une époque ou la civilisation atteint son plus haut degré d'humanité (torture et escalvage exceptés, mais ces deux fléaux existent encore en 2012 hélas), conséquence notable des atrocités de la Guerre de Trente Ans qui, de par son inhumanité même (un tiers des Allemands étaient morts, sacs de villes, viols, etc.).
En effet, après cette guerre, il fut décidé d'humaniser la guerre, en épargnant au maximum les civils. C'est ce qui explique l'expression guerres en dentelles et ces images célebres d'armées aux coloris différents se tirant dessus dans la campagne.
Le XVIIIe siècle, c'est aussi une époque si confiante en elle qu'en parlant de ses villes, Voltaire les qualifiait de "magnifiques" (et pan! sur les connards qui défendent la laideur actuelle en nous ressortant la vieille antienne selon laquelle on a "toujours" critiqué le neuf, blablabli, "et que la tour eiffel", gnagnagna...) ; c'est une époque ou les fanatismes des guerres de religion s'apaisaient ; c'est une époque ou, si la morale chrétienne dominait, elle ne sombrait pas dans le rigorisme bourgeois-protestant du XIXe siècle victorien ; c'est une époque ou les guerres ne se faisaient pas sous l'hypocrite couvert de "l'intervention humanitaire" et de la "communauté internationale" ; c'est une époque de croissance économique, d'amélioration de la nourriture (merci M. Parmentier !) etc. etc. etc. mais je m'égare, je voulais parler de Louis XV.
sex-life aristo-royal-catholique
sex-life bourgeois-republicano-protestante
Donc, deux faits prouvant la bonté et la grandeur de ce roi si décrié (notamment par la connasse faussement royaliste évoquée plus haut, mais passons).
1-Le 11 mai 1745, c'est la célèbre bataille de Fontenoy (au cours de laquelle ce fut un certain Comte d'Anterroches qui dit aux Anglais "Monsieur, nous n'en ferons rien, tirez vous-même !" -encore, tiens, une preuve de la noblesse de la civilisation du XVIIIe, j'oserais même parler de civilisation tout court). Le dauphin (qui hélas ne règnera pas), Louis-Ferdinand fait là son baptème du feu. Il a 15 ans et, dit-on, se comporte courageusement et avec enthouiasme.
C'est une victoire française. Il y a, France-Angleterre confondues, 9 500 morts et 9600 blessés.
Et c'est là que Louis XV dira à son fils ces mots sublimes : "Voyez ce qu'il en coûte à un bon cœur de remporter des victoires. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l'épargner."
2-En 1759, un joailler de Grenoble, Antoine Dupré, se présente devant le Maréchal de Belle-Isle, secrétaire d'Etat à la Guerre. Il vient lui annoncer son extraordinaire découverte : il a redécouvert le secret de fabrication du feu grégeois, perdu depuis la chute de Constantinople !
Cette arme chimique de destruction massive de l'époque avait la capacité de brûler même sur l'eau.
Pour la suite, je vais citer la page wiki :
Vivement intéressé, le ministre du roi fit reproduire dans le plus grand secret l'expérience dans les carrières de Belleville et sur le canal de Versailles au Havre, devant les yeux éberlués du Duc d'Harcourt, Lieutenant général du royaume, le séjour du jeune dauphinois dans la capitale étant entièrement à la charge de l'État.
Cependant, le roi fut mis au courant des différentes expériences en cours et convoqua Dupré dans son bureau. Le jeune orfèvre s'exécuta, apportant avec lui les mémoires et autres plans que le souverain lui avait demandés. Ce dernier les jeta au feu devant Dupré, sans même se donner la peine de les lire. Les effets de cette découverte étaient si terribles que par humanisme, le roi de France préféra ensevelir ce secret dans l'oubli, et acheta le silence de Dupré en lui accordant une pension de 2 000 livres et le Cordon de l'Ordre de Saint-Michel, tout en lui interdisant formellement, « sous peine sévère », de révéler à quiconque son terrible secret.

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ça fait mal au cul, hein?
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Commentaires sur Louis XV, vraie lumière de son temps
- Je suis d'accord avec le fait que la conférence de Marion Sigaut, si elle est bonne quand elle parle des Lumières, est truffée d'erreurs lorsque l'on s'aventure dans d'autres sujets. Sigaut semble avoir de sérieuses lacunes lorsqu'elle sort de son sujet.
Probablement la plus grosse : Charlemagne a inventé l'école ! - Je rajouterais pour la civilisation des moeurs, que je me demande comment les identitaires, anti-centralistes et qui ne manquent pas une occasion de cracher sur ceux qu'ils nomment "les jacobins" se définissent par rapport à ça. Même si je me doute que 99 % d'entre eux doivent ignorer ce fait. La monarchie et l'Eglise ont contribué à unifier culturellement la nation française en la portant vers le haut.
Les identitaires font-ils un tri entre le "bon" et le "mauvais" centralisme ? (avec critères subjectifs bien entendu ...) Si oui, alors leur doctrine "régionaliste" est incohérente. - Bravo pour votre article, Colbert !
Pour ma part, j'aime également beaucoup le XVIIIé siècle, Marion Sigault la pseudo historienne bigote de gauche m'insupporte, et je viens d'acheter la biographie sur Louis XV de Michel Antoine...nous avons donc des points communs
Une question : pour vous, pourquoi eut-il été préférable que le dauphin Louis Ferdinand règne après son père ? Plus grande confiance en lui, meilleure compréhension de la politique que son fils Louis XVI ? - @V.DuruyMalheureusement, je crains que ces identitaires (du moins les plus politisés) sachent très bien ce que la France doit à la centralisation monarchique. Visitez leurs sites régionaux, vous y verrez des philippiques à l'encontre de Louis XIV en Alsace et en Flandre, à l'encontre de François Ier à Nice, à l'encontre de Louis XI en Bourgogne, à l'encontre de Napoléon III en Savoie, etc... (j'ai même découvert qu'il existait des autonomistes...franc-comtois !).
- @Monte CristoJ'ai très peu d'estime pour le politique Louis XVI, même si, comme tout le monde, je sais l'homme Louis XVI bon.
Mais ses erreurs...mon dieu...le rappel des parlements en 1774, la guerre dispendieuse pour soutenir la république (!) américaine (au lieu de laisser l'angleterre s'affaiblir toute seule sans la contrarier), le traité de libre-échange de 1786 avec l'Angleterre, le choix des emprunts avec Necker, la faiblesse insigne envers les putschistes de 1789...
Bref, Louis XVI était le pire roi possible pour une seule raison : il n'était pas royaliste. Faute mortelle pour un roi.













le maréchal Catinat écrit à ce sujet que « l’on prépare le soldat à ne pas tirer et à réaliser qu’il est nécessaire de supporter le feu de l’ennemi, étant donné que l’ennemi qui tire est assurément battu quand on reçoit la totalité de son feu ».
Pour la civilité au XVIIIe siècle, il y a l'article aussi sur la "civilisation des moeurs" (fdesouche).