J'aime bien aller voir, de temps à autre, ce que pense l'Ennemi (ou plus précisément, un faction de l'Ennemi). En l'occurrence, ici, le site néoconservateur, libéral et israëlolâtre dreuz.info.

Dans cet article, l'un des contributeurs, Michel Gurfikniel tente un parallèle entre la chute de l'empire italien (Rome, quoi) et celui de l'empire démocrate-[trotsko]-libéral (l'Amérique et ses colonies, quoi)

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J'aurais pu foutre là une tof de Gurfinkiel, mais vous avez de la chance, lecteurs !

Je cite Gurfinkiel :

Mais en fait, nous le savons aujourd’hui à la suite de Fernand Braudel et de William McNeill, Rome est morte de maladie. Le saturnisme a décimé l’aristocratie, dont la vaisselle d’or et d’argent était fixée au plomb. Et les épidémies ont englouti le peuple.

Primo, j'ignorais que le saturnisme était contagieux ! Secundo, il fallait vraiment être un mesquin Matérialiste (au sens religieux du terme) pour haïr à ce point les causes politiques, ethniques, sociales ou économiques de la chute de l'empire. Repensez à cet extraordinaire point de vue deux secondes : Rome est morte de son système de canalisation et de ses couverts en plombs ! C'est hallucinant de connerie !

Certes, ça n'a pas aidé à l'état sanitaire de la population mais visiblement, Braudel, de sa pédante hauteur de vue du temps long ignorait que sous l'empire, et plus particulièrement après la militarisation du régime, vers l'an 200, les aristocrates n'avaient plus d'influence sur la politique romaine. Leur influence, en réalité, déclinait déjà un siècle avant l'avènement d'Auguste !

Un historien bien plus sérieux, Paul Kennedy pensait que ce déclin était inévitable et était du au caractère...impérial de Rome. Une surface trop grande suppose d'une part des conflits ethniques potentiels à l'intérieur et d'autre part des frontières démesurément longues, ce qui implique donc une augmentation du budget militaire pour la défence d'icelles, budget qui brime le développement économique ou la consommation, ce qui conduit à un appauvrissement de la population et donc à la baisse des recettes fiscales. Pour y remédier, il faut sans cesse accentuer le despotisme à l'intérieur de l'empire et, au début, une politique de rapines en dehors de l'empire (pour ramener à Rome le pognon qui y manque). Mais ça, c'est au début du processus... Arrive un moment ou les ressources de la défense engloutissent trop d'argent, ou l'appauvrissement du peuple tarit la possibilité de trouver des recrues assez vigoureuses. Donc, finito les conquêtes de rapine au-delà du Limès. Pire encore, cet affaiblissement génétique du peuple de l'empire conduit à recruter de vigoureux immigrés pour assurer la défense de l'Empire.

Alors ? Vous trouvez pas ça plus convaiquant et logique que l'explication du connard communiste suscité ?

(je bémolise tout de même ma propre analyse qui est simplifiée à l'extrême, mais, je me tue à le répéter, la forme même du blog implique cette faille).

Gurfinkiel continue son article par quelques points bien plus intéressant, notamment l'influence directe du déclin démographique sur l'économie : "le dépeuplement des villes entraîne la disparition d’un personnel capable de maintenir en état les acquis matériels du passé, comme le système routier, l’acheminement de l’eau potable sur de longues distances, l’irrigation, les moulins hydrauliques ; celui  des campagnes entraîne une réduction de la production agricole ;  la diminution des ressources en eau et en vivres aggrave la vulnérabilité devant la maladie ou une émigration vers des régions préservées. Enfin le déclin général diminue les capacités militaires ou sécuritaires de l’Empire".

On ne peut qu'être d'accord avec cette analyse. (Mais expliquer ce déclin démographique par le saturnisme est décidément trop grotesque).

On ne peut, en revanche, d'un point de vue social-royaliste, qu'être en désaccord avec le parallèle que fait Gurfinkiel entre déclin démographique romain et contemporain.

"L’Occident est entré lui aussi dans un cycle oliganthropique : la natalité, au sein des populations de souche, n’assure plus le renouvellement des générations. Ce phénomène est pour l’instant masqué par l’augmentation de l’espérance de vie : les vieilles générations « pleines » coexistent avec les jeunes générations « creuses ». Mais cela ne peut durer. La génération du « baby boom », née entre 1941 et 1965, quitte la vie active et commence à être laminée par les décès. Il se pourrait également que, d’une manière plus générale, l’Occident soit menacé par de nouvelles épidémies ou pandémies, du fait de l’épuisement graduel des remèdes chimiques (malaria, grippe), de l’émergence de maladies tenues jusqu’à présent pour exotiques (sida, fièvres hémorragiques) ou de la réémergence de maladies tenues à tort pour « éradiquées » (tuberculose, MST, voire variole).

 

"D’ores et déjà, l’Occident compense son déficit démographique par le recrutement ou l’accueil de populations non-occidentales. Celles-ci ne constituent pour l’instant que des minorités en termes absolus ou relatifs. Mais le coefficient décisif, en l’occurrence, c’est la part qu’elle représentent au sein des générations les plus jeunes (moins de 25 ans), susceptibles de mener une vie sexuelle active et donc d’enfanter pendant les trente ans à venir. Or sous cet angle, les immigrés non-occidentaux sont en situation de force, et capables d’imposer rapidement une parité avec les autochtones.

 

"L’oliganthropie et son corollaire, l’appel aux non-Occidentaux, pèse d’ores et déjà sur l’économie, la vie politique, la culture, la religion, les capacités militaires. Moins d’hommes, pour paraphraser Jean Bodin, c’est moins de richesses, moins de puissance. Mais faire appel à des hommes marqués par d’autres valeurs, d’autres mémoires, d’autres loyautés, c’est se préparer nécessairement à des compromis, sinon à des capitulations, sur sa propre identité"

Gurf...traa, merde, son nom est trop chiant à écrire, je vais par commoditer le nommer MK. OK? MK, donc, pense que le déclin démographique de l'Occident conduise à de nouvelles épidémies. Je suis en désaccord total sur ce point. Pourquoi ? Parce que selon moi, c'est l'importation de dizaines de millions de pauvres, asiates, nord-sahariens et subsahariens, qui entraine la recrudescence d'épidémies (on signale, pas loin de chez moi, le retour de la...coqueluche (!) -et je suis sûr que c'est pas par l'intermédieur de Hubert-Valéry-Patrick-Stanislas de Montmorency ou de Charles-Henri Du Pré...).

Ce n'est pas leur faire injure que de dire des pauvres qu'ils sont en général moins bien soignés et moins bien-portants que les riches! Et le germe, il le sent, ça. Malin, le germe.

Donc, les épidémies ce n'est pas Malthus, c'est l'immigré !

Là ou je suis encore moins d'accord, c'est sur les deux phrases suivantes : "l’Occident compense son déficit démographique par le recrutement ou l’accueil de populations non-occidentales." / "Moins d’hommes, pour paraphraser Jean Bodin, c’est moins de richesses, moins de puissance."

La première de ces phrases me semble vraiment simpliste. Le Bangladesh, le Nigéria, le Pakistan, l'Indonésie, le Mexique, les Philippines, etc. regorgent de cette "richesse que d'hommes". Dois-je ajouter quelque chose ?...

La seconde de ces phrases me semble absurde. L'occident n'a AUCUN besoin de "compenser" ce "déficit démographique". Déficit qui est plutot preuve de la sagesse de l'inconscient collectif occidental. Car en effet, il n'y a PAS de déficit. Regardez le schema suivant :

 

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On le voit, plutot que de "déclin", moi je parlerais plutot de "délirante explosion". Et encore,je ne parle pas du peak oil, qui aura tôt ou tard fait de nous ramener, de force, sous la barre des 40 millions d'âmes (si on a du bol), voire à celle, traditionnelle, des 20 millions (là, ça sera la spatiomerde...).

Les fous dangereux à la Michel Debré rêvaient d'une France de 100 million d'habitants (avec du bon béton et autoroutes à la Pompidou, je présume...l'horreur totale!). Tout cela pourquoi ? Pour ce rêve fou, cette illusion d'optique historique de la France comme puissance mondiale (je ferai un billet sur ce thème pour montrer que ça n'a jamais été le cas ni ne le sera jamais, et que c'est tant mieux puisque nous n'avons pas la vocation impériale).

La France de 2012 est désormais peuplée de 65 millions d'habitants (en comptant les boulets dom-tomiens, sans compter les boulets clandestins). 5 millions de plus en 12 ans ! De la folie.

Ahhh, oui, j'en entend certains dire "oui, mais nos retraites, hein? Faut bien du sang frais pour les payer".

À cet argument limite draculesque (je me dois de le souligner), j'objecte que 99% de ces vagues de chance pour la France 1)ne travaillent pas 2) ou travaillent au black 3) ou tirent les salaires à la baisse -ce qui diminue les recettes de l'état pour...les retraites 4) vivent de trafic (d'où coût pour la collectivité en frais de police, de justice, de nettoyage de tags, de dents cassées à soigner aux urgences, etc.) 5)envoient une Gross part de leurs gains à leur famille, là-bas, à Ouadagougou-les-Oies 5) constituent 99% de la clientèle des CAF ou CPAM (je le sais, j'y vais, et le 1% c'est moi!).

Autant pour vos futures mirifiques retraites payées par l'immigration, messieurs !

[Et puis d'ailleurs poussons ce raisonnement débile jusqu'à l'absurde : si vraiment l'immigration est 1)une chance pour la France 2)enrichit la nation 3)va nous fournir 12000 euros mensuels de retraite à chacun, pourquoi cette timidité ? Pourquoi pas carrément inviter 1 million d'immigrés à devenir français tous les mois ? La fête du slip républicain ! En route vers la France de 200 millions d'habitants ! Bisque bisque rage, Allemagne !

ascenseur-galanterie-bonnes-manières
la France aux 100 millions, yeahhh..

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