Voici un document intéressant. Il s'agit d'un extrait d'un journal du XVIIIe siècle, la Gazette de Leyde. Dans son numéro du 11 septembre 1789, elle décrit comment le "côté gauche de l'Assemblée, aussi appelé "coin du Palais-Royal"" (c'est-à-dire, en clair, payé par le duc d'Orléans), après avoir obtenu une suspention de séance alors que, en minorité, il risquait de voir passer le vote en faveur du véto royal, s'enfonce encore plus dans l'abjection en rejetant...le voeu de leurs électeurs, ce fameux peuple dont ils ont la bouche remplie.

On apprend ainsi que dans les cahiers de doléance, personne ne demandait la république (car soyons clair : une monarchie ou l'assemblée décide et vote des lois sans que le roi puisse s'y opposer, c'est tout sauf une monarchie. C'est le système républicain parlementaire le plus pur).

On apprend aussi que cette Assemblée vivait sous la menace constante des cailleras armées et payées par le duc d'Orléans (qui se nommaient eux-mêmes "Comité Patriotique" et "Amis du Peuple").

Mépris du peuple, usage de la violence, volonté de la minorité...toute l'essence de la gauche est déjà là, intégralement, en cet été 1789 que ce crétin de Bernanos célébrait dans ses séniles dernières années.

leyde

 

 

(oui donc bon...ce blog n'est pas tout à fait mort, simplement je renonce à l'ambition de le tenir chaque jour et au rêve fou de voir au moins une autre personne que moi sur cette planète adhérer au PSR)