LINGANE

03 janvier 2016

C'est quoi le but ? 1-la politique économique

La lecture de Rome, du socialisme au libéralisme, le livre de Philippe Fabry (dont je vous encourage à déguster le blog) a été pour moi revigorante, dans le sens où elle m'a conforté dans ma grille de lecture (et aussi dans le sens où j'ai éprouvé un grand plaisir à lire un livre de grande histoire, comme on en fait trop rarement en France depuis des décennies).

Elle m'a aussi amené à vouloir récapituler certains points. Sur la politique économique d'un état idéal, et aussi sur les buts géopolitiques de la France et de l'Europe.

 

Sur l'économique d'abord, je rappelle ma grille de lecture : il y a deux classes dans toute société, irréductibles et en conflit : le peuple et la bourgeoisie. Le  socialisme pur considère que cet état de fait est mauvais et veut anéantir la classe bourgeoise. Le traditionnalisme veut nier cet état de fait et n'envisage pas de politique économique à lui adapter (c'est embrassons-nous folleville, pour utiliser un cliché journalistique). Le fascisme n'est pas loin d'avoir la même idée. En réalité, seuls le national-socialisme allemand, la social-démocratie nordique ou (sans réalisation concrète) le médiévalisme chestertonien ont réussi à préserver une classe bourgeoise tout en offrant au peuple la dose de socialisme indispensable à une vie décente.

Mais sans conceptualiser.

Mon concept, le concept social-royaliste (je le répète, "parti" au sens ancien du terme, "prendre parti pour", "opter" et non au sens associatif et électoral du terme) est le suivant : il y a des classes sociales, c'est un bien, car tel le tao (yin-yang), chacune apporte à la société des valeurs utile à celle-ci. Valeurs compémentaires permettant l'équilibre (en -très, très- gros : tranquillité, bon sens, décence du côté peuple, ambition, développement, progrès, culture, raffinement du côté bourgeois). Mais la réalité c'est aussi que les intérêts de ces classes sont contradictoires. Une politique libérale-bourgeoise entrainera automatiquement un recul des valeurs populaires. Inversement, une politique socialiste populaire entrainera automatiquement un recul des valeurs bourgeoises.

Le pire est que la politique menée actuellement en France réussit l'exploit de faire reculer ces deux valeurs à la fois (sans toutefois que je mette là un hypocrite signe égal : le fait est que ce sont les valeurs de la bourgeoisie qui reculent le plus. Renaud Camus l'a analysé parfaitement) (en ne voyant toutefois pas l'autre aspect des choses, en libéral qu'il -croit- être). 

Etant admis ce principe de base (il y a des classes. C'est un bien. Chacune apporte ses bienfaits à l'ensemble. Leurs intérêts sont opposés) il faut aller plus loin, et dire

-que leurs intérêts sont opposés si l'on suit la voie de l'égoïsme de classe mesquin et de courte vue. Une politique intégralement libérale mène fatalement à la ploutocratie, à la misère, la ruine et la violence. Misère, ruine et violence qui entrainent une contre-réaction populaire extrême qui conduit au totalitarisme bureaucratique (comme l'a démontré, d'un certain point de vue le libre de Philippe Fabry). Inversement, une politique intégralement socialiste (celle dont rêve les Taubira, Duflot, Autain, Meyrieu, Mélenchon, etc.) mène fatalement à la barbarie, à l'ignorance, à l'idiocratie (dont on peut voir le dernier symptôme en date le plus flagrant avec l'effroyable popularité de Star Wars 7, dont je reparlerai ici). Elle mène également à la ploutocratie (sous une forme différente, mettons une oligarchie bureaucratique, une noblesse d'état, celle qui contrôle actuellement la France) et au totalitarisme.

-qu'il faut donc mener une politique à la fois partiellement libérale et partiellement socialiste, la voie de l'équilibre, qui ne peut être théorisée -ou alors par un génie, hélas pour le monde, ce n'est pas mon cas ! Par exemple, politique libérale partielle : supprimer l'impôt sur le patrimoine (ISF), sur l'héritage, laisser libre le choix de licencier, de fixer les salaires, limiter le droit de grève à des cas précis, mettre fin au big mother état-nounou (l'esprit 5 fruits et légumes par jour) en supprimant nombre de lois liberticides (des lois pleven-gayssot, taubira et compagnie à l'obligation de la ceinture de sécurité, de la dépénalisation des drogues au droit de fumer dans les bars), supprimer la plupart des impôts (taxe d'habitation, les impôts locaux en général....), faire respecter la propriété intellectuelle en combattant fermement le piratage (livres, musique, journaux, films, logiciels...), équilibre budgétaire obligatoire hors investissement... je ne donne pas ici une liste complète. 

Politique socialiste partielle : syndicalisme obligatoire, salaire minimum, congés payés minimum, assurances sociales, banque unique -mais avec de vrais morceaux de libéralisme dedans, je ne peut développer ici-, prêts à l'état à taux zéro, protectionnisme, flexsécurité, impôt unique progressif basé uniquement sur les revenus...idem, pas de liste complète.

-que le régime qui seul peut mettre en place cet équilibre "social-libéral" est celui ou le pouvoir est indépendant de la fortune bourgeoise comme du nombre populaire, à savoir une monarchie inféodée aux principes du social-royalisme.

 

Pour conclure, je ne ferais que rappeller ce qui est dit au début de ce billet, à savoir que le but est de permettre l'épanouissement des valeurs bourgeoises comme des valeurs populaires, qui chacunes rendent la société plus agréable. Cela dit, cet épanouissement, plus qu'un but, est plutot un moyen d'atteindre ce but. Le vrai but est de vivre dans une société agréable, policée, prospère, esthétique, bonne et belle.

Mais pour ça, il faut une politique bien précise.

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02 janvier 2016

Delenda est Beograd

Les Serbes, de l'extrême-gauche, à l'extrême-droite, il n'y a rien à en tirer. Peuple fou, mégalomane, agressif, hypocrite, larmoyant, sûr de lui et (anciennement, Dieu merci) dominateur.

 

Mais j'ignorais jusqu'à cette minute jusqu'où pouvait aller leur abjection.

Jusqu'à ce que je lise ça : 

IN MEMORIAL GAVRILO PRINCIP

 

Pour ces gens-là, 14-18 n'est pas un drame, une boucherie atroce. Pour ces gens-là, c'est le triomphe de leur minable empire de poche.

 

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14 février 2015

L'Ukraine pour les nuls

Imaginons : Après des siècles d'occupation par une Allemagne impériale puis soviétique, la France retrouve son indépendance. Vingt ans plus tard, une révolution à Paris renversant un pouvoir corrompu. Logiquement, le nouveau gouvernement décide d'interdire l'usage de l'allemand. En réaction, une "république populaire d'Alsace-Lorraine" est installée à Metz et Strasbourg, avec le soutien militaire de l'Allemagne. 
Que fait le nouveau gouvernement de Paris (libéral, mais soutenu par les nationalistes français) : il envoie l'armée réduire le pouvoir illégal alsaco-lorrain (qui s'appuie sur des forces paramilitaires). 
Et comme le souvenir de l'occup' allemande reste vivace, et que l'Europe ne propose aucune solution (Rome, Londres, Berlin et Madrid n'ayant pas constitué d'alliance militaire purement européenne), que reste-t-il comme choix à Paris ? L'OTAN.

Pendant ce temps, à Moscou, les nationalistes russes s'enflamment ! Non pas pour le gouvernement de la récente France libre, mais pour... l'Allemagne impériale !
Les mêmes qui rejettent le fédéralisme en Russie se mettent à le réclament en France (comme le chef du parti national russe, Marina Lepenovitch). Les mêmes qui glorifient les nations se mettent à nier la France. "La France n'existe pas" s'écrie Eric Zemmourov, pour qui Metz est "le berceau de l'Allemagne", évoquant les Carolingiens, le traité de Verdun, Aix-la -Chapelle, bref, selon le célebre journaliste russe, France et Allemagne c'est la même chose.
Partout en Russie, les groupes souverainistes, nationalistes, communistes s'enflamment et critiquent la France, "pantin des Américains".

Pas un seul ne se demande quel autre choix stratégique s'offrait à Paris.
Pas un ne s'interroge :pourquoi donc toutes ces anciennes républiques soviétiques sous domination allemande (Hollande, Danemark, Slovénie...) ont choisi le méchant OTAN alors que la gentille Allemagne leur proposait une "zone de fraternité économique mitteleuropéenne".

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09 février 2015

Carte des résultats de la législative partielle du Doubs

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30 septembre 2014

typologie des principaux partis communistes mondiaux

Voici les principaux partis communistes mondiaux répartis selon les principales internationales. Les acronymes sont anglais, sauf pour les partis français.

 

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16 septembre 2014

tableau des élections en Suède (1911-2014)

Suède 1911-2014

 

La défaite relative de la gauche aux législatives 2014 s'explique assez bien avec ce tableau historique. On y décerne facilement plusieurs tendances : 

  • la montée de la social-démocratie et son apogée en 1945. Son déclin lent jusqu'aux années 80 puis rapide sous les coups de la mondialisation libérale
  • inversement, la droite libérale-conservatrice suit une tendance opposée
  • les centristes-agrairiens ont progressé jusqu'à la fin des trente glorieuses, puis sont en déclin constant
  • la famille communiste (puis gauche "alter") reste stable, entre 5 et 10% de l'électorat, depuis 1917
  • les libéraux "purs" sont en déclin constant depuis l'introduction du suffrage universel
  • le déclin social-démocrate est toutefois compensé par la montée des diverses gauches sociétales, féministes ou écolo
  • il semble que, selon un schema désormais classique, la montée des partis nationalistes se fasse par absorbtion d'une partie de l'électorat social-démocrate (jamais communiste) puis libéral-conservateur

La social-démocratie, incapable d'assumer ses fondamentaux (la prospérité économique populaire) va continuer à décliner, dévorée à la fois par l'aile droite des libéraux (les modérés) et l'aile gauche des libéraux (féministes, libertaires), comme on peut le voir aux Pays-Bas avec la montée de D66. Et encore, cela concernera surtout la fraction qui vote social-démocrate en tant que principale force de gauche. Ceux qui votent social-démocrate en tant que principale force socialiste finiront dans les bras des nationalistes. 

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30 août 2014

un peu long, la pause, non ?

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10 juin 2014

Jean-François Kahn, tel un symptôme

JF Kahn chez Ruquier : c'était très intéressant (de notre point de vue) de voir COMMENT JFK essaie d'expliquer la montée du FN. En gros, il dit qu'on est passé du national-libéralisme poujadiste du père au social-nationalisme de la fille (par alliage entre refus du libéralisme mondialisé et refus des "excès de la pensée 68". ). Ce qui est intéressant là n'est évidemment pas ce que Kahn dit mais ce qu'il oublie : l'immigration.

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je dis des platitudes, mais sur un ton 'achement antipenséunique



Cela dit c'est vrai : les français ont tellement peu de conscience ethnique que ce n'est que lorsque le frigo se vide qu'ils voient le soucis (ça et le côté bruyant de nos chères têtes pas blondes). 

Il est donc maintenant assez "politiquement correct" de dire qu'on est antimondialisation (et, pour avoir fait un exposé en faveur du protectionnisme à l'université en 93, je vous assure que c'était pas le cas dans les horribles années 90!). Il est aussi devenu assez banal de critiquer 68. 
Mais la catalyseur (ou détonateur, je ne sais) ça sera le combi peak oil+comportement des immigrés+de plus en plus de pauvreté.

Et contrairement aux pessimistes de fdesouche, je pense que ce combi aura atteint le niveau critique avant que la balance démographique ne penche du mauvais côté.

Si vous ajoutez à cela le fait qu'en face, nous avons des gens littérallement AVEUGLES (les aymeric caron, les laurent mucchielli, les inrocks, libé, télérama, etc.) ;

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Aymeric Caron,  synthèse.

 

que juste devant nous nous avons des zombies tout droit sortis de 1985 (Juppé, Baroin, Fillon) dont les "solutions" échouent aussi régulièrement que Federer à Roland, bref, si vous ajoutez tout cela, je ne vois pas comment "nous" ne pourrions pas gagner (Sorry Hervé Ryssen je fais dans le fatalisme eschatologique, mais je suis optimiste de nature) (oui oui, je sais bien..."nous" c'est une adition de micro-tendances qui se traitent mutuellement de traitres ou de débilos, mais bon, débarassons-nous des autres, déjà, on s'entretuera entre nous ensuite  )

 

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la mouvance nationale débat.

26 mai 2014

Européennes : les résultats nationaux en France métropolitaine

Comme d'habitude, et suivant en cela la doctrine du Parti Social-Royaliste, nous ne prenons en compte que les résultats de la France métropolitaine.

 

france metro

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16 avril 2014

la stratégie à suivre pour le FN (2002-2017)

1) 2002 : échec face à l’écrasant front républicain

2) mais la politique UMPS ne peut que conduire à la ruine, donc à la hausse du FN. Mais il faut éliminer un des deux membres du binome UMPS

3)2007 : il fallait que sarko passe pour que les électeurs comprennent bien que le discours de droite n’était que de l’enfumage. DONE. Avec ségo, on aurait eu sarko en 2012, certain.

4) sortir du role de belzebuth et etre meilleur en communication et en implantage local, donc élire marine plutot que le pauvre bruno. DONE

4)2012 : maintenant que le fusible Sarko est usé, faut redonner une injection de poison de gauche aux français pour achever de…les achever. DONE

5) 2017 : l’ump est crâmée (comme prévu puisqu’aucune idée différente du PS et des électeurs qui votent sans état d’âme au 2e tour PS), seul sarko surnage, mais heureusement, on a pas DSK mais hollande, cad un homme d’appareil prêt à tout pour se faire élire et donc à mettre fin au « je te tiens, tu me tiens » en imposant à sarko de ne pas se présenter en 2017. DONE

6) les médias nous refons le coup de sarko avec valls; Hollande le grille pour toujours en l’envoyant dans l’enfer de matignon. DONE

7) Malgré tout, hollande reste très faible face à l’UMP. Après les défaites de 2015, il dissout et l’UMP doit à son tour ramasser la merde

8) On aura donc hollande-marine et un copé/fion/barouin (c’est pareil). Si le PS veut être au 2e tour, il doit avoir un candidat PC faible (menace sur les accords électoraux locaux) et un candidat vert aussi débile que joly. Et placer en face un joli candidat UDI, séduit par la politique social-libéral du président, mais qui prendra des voix à l’UMP.
Donc, finale hollande-marine.
Marine gagne, de peu, malgré le bourrage d’urne qui sera plus faible qu’en 2002 (logique : si vous faites près de 50% vous avez beaucoup plus d’yeux pour surveiller les opérations de vote que si vous en faites 18)

9)Marine dissout l’assemblée, prétextant une question de temps pour ne pas foutre la proportionnelle et sur la dynamique (et surtout sur la vague de violence, de haine et de menaces de la gauche battue) elle remporte les élections avec une majorité relative. Là ou il ne peut être élu le candidat mariniste soutient un UMP/DVD « FN-compatible ».

10) majorité à l’assemblée, c’est bon, la grande purge peut commencer.