LINGANE

ni bon ni brute

09 novembre 2009

musique et peinture (dimanche artistique)

(...et non pas "dimanche culturel") (ceux qui suivent ce blog comprendront).

Bienbienbien...je croyais continuer ce jour la publication du pamphlet de Simone Weil contre l'Empire romain, mais hélas, j'ai complètement oublié de m'y mettre. En compensation, voici le clip d'un morceau déjà diffusé ici le 17 octobre, mais ce jour-là, je n'avais à ma disposition qu'une vidéo sans images. Voici donc Stalinallee de l'excellent groupe Patenbrigade Wolff, en image (j'en proposerais un autre, plus un papier, demain, pour l'anniversaire de la chute du Mur).

Après le clip, quelques belles peintures ? Pourquoi ? Parce que c'est d'autant plus utile que c'est beau, dirais-je pour inverser la stupide maxime.




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William Turner

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Thomas Cole

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Caspar David Friedrich

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07 novembre 2009

Sur la lutte des classes, la nécessité des élites, et la mécanique

Ce qu'on nomme de nos jours, d'un terme qui demanderait des précisions,
la lutte des classes, c'est de tous les conflits qui opposent des groupements
humains le mieux fondé, le plus sérieux, on pourrait peut-être dire le seul
sérieux ; mais seulement dans la mesure où n'interviennent pas là des entités
imaginaires qui empêchent toute action dirigée, font porter les efforts dans le
vide, et entraînent le danger de haines inexpiables, de folles destructions, de
tueries insensées. Ce qui est légitime, vital, essentiel, c'est la lutte éternelle de
ceux qui obéissent contre ceux qui commandent
, lorsque le mécanisme du
pouvoir social entraîne l'écrasement de la dignité humaine chez ceux d'en bas.
Cette lutte est éternelle parce que ceux qui commandent tendent toujours,
qu'ils le sachent ou non, à fouler aux pieds la dignité humaine au-dessous
d'eux
. La fonction de commandement, pour autant qu'elle s'exerce, ne peut
pas, sauf cas particuliers, respecter l'humanité dans la personne des agents
d'exécution.


Simone Weil, Ne recommençons pas la guerre de Troie (1937)


Simone Weil a à la fois raison et tort. Raison parce qu'effectivement, cette lutte traverse, de façon ouverte ou non, toute l'Histoire.
Mais elle a tort dans sa vision du "commandement", de l'élite.

Je crois qu'en cette année 1937, elle avait abandonné son communisme trotskyste douteux. Mais que proposait-elle ? Ce n'est pas clair.

Ce qui est évident par contre, c'est que la lutte des classes ne peut se regler par l'abolition des classes.
Non pas parce que la bourgeoisie serait toujours la plus forte, mais pour des raisons qui tiennent au bon sens.

En effet, ce qui caractérise l'élite, c'est (qu'elle l'accomplisse ou non) sa fonction. Pour qu'une égalité réelle des classes existe, il faudrait que ces fonctions elles-même disparaissent. Une entreprise ne peut fonctionner sans patron, qu'il soit conseillé, assisté ou non. Une société ne peut se passer d'artistes. Bref, une société ne peut faire qu'il n'existe des fonctions plus attrayantes que d'autres. Même si on égalisait les revenus, ce fait inébranlable ne disparaitrait pas.

Michel Houellebecq l'avait noté, je crois, dans l'un de ses écrits : le communisme a échoué parce qu'il n'a pas répondu à la question essentielle : qu'est-ce qui peut inciter l'Homme à accomplir un travail sans attrait ?

Cette question ne recoupe pas totalement la problématique de Weil, mais a quand même beaucoup à voir.

Une fois ces deux postulats admis (il y a des fonctions attrayantes et d'autres pas ; l'Homme n'aime pas faire un travail peu attrayant), on peut essayer de trouver une solution. Une solution qui doit donc considérer comme acquis, de par ces postulats, qu'il y aura toujours une élite. -En ce sens, l'atrocité du communisme vient de son inadéquation avec les lois sociales, je dirais même les lois biologiques ou structurelles, ou fondamentales, ou nommez-les comme vous voulez. Le communisme revient à vouloir faire pousser des plantes bleues, ça ne marche pas, ça ne marchera jamais, la mise en application du communisme ne peut qu'apporter catastrophes et frustration.
Et aussi perte de temps immense dans la quête du progrès.

Nous ne savons pas quelle est la solution, mais les postulats solides que nous venons de démontrer nous donnent quelques indices. Nous ne connaissons pas le mode d'emploi, mais nous connaissons le but : faire en sorte que l'élite use le moins possible de sa position pour opprimer le peuple.

Tout cela se résume, in fine, à de la simple mécanique.

L'Histoire nous a montré que, concernant l'élite politique suprême, à savoir le gouvernement, le système qui produit l'élite la plus bienfaisante par nature est la monarchie.

Mais pour les élites subalternes ? Le chef d'entreprise ? Le haut fonctionnaire ?

Il faudrait chercher du côté de la responsabilité. Je vous donne ici un exemple qui m'a été fourni lors d'une discussion nocture après un concert dans un bar d'un gauchisme poussé (public de punks à chiens -curieux d'ailleurs de noter que les concerts d'extrême-gauche, punk, rock ou folk, n'attirent que des blancs. Ce fait sociologique ne semble pas marquer nos valeureux gauchos, mais passons...).

Oui, donc, en discutant à la sortie du bar (puisque depuis la funeste, barbare et liberticide loi anti-tabac, on ne peut plus fumer ni dans les cafés ni dans les bars d'hôtel ni dans les boites de nuit, Xavier Bertrand, je te hais !) avec un sympathique Audois, ce dernier me raconte comment, sous l'ancien régime (datification assez vague, je le reconnais, mais je n'ai pas pensé à lui demander plus de précisions) on choisissait les surveillants de champs (ce n'est pas le mot exact, mais c'était la fonction : surveiller les cultures contre les maraudeurs, je suppose...).

Voici comment on procédait :

1-On mettait la charge aux enchères inversées. C'est à dire que c'était celui qui demandait le salaire (ou la taxe, peu importe) le moins élevé qui obtenait le poste.
2-Si son travail était bien fait, les paysans le rétribuaient.
3-Si au contraire, ça se passait mal, c'était au surveillant (décidément, ce mot me gêne, je suis sûr d'avoir entendu un nom de titre plus prestigieux pour cette fonction) de payer les dégâts.

Admirable système, que mon ami "occitant" (sic!) d'un soir trouvait très "démocratique". J'ai fait la moue lorsque j'ai entendu ça, ne voyant là dedans rien de démocratique (mot magique, mot passe-partout), mais y voyant beaucoup de bon sens, de la part de la société traditionnelle, populaire, noble, bref, ancien régime.

Admirable système qui fournissait des élites au prix le plus bas possible, qui responsabilisait ces élites (qui faute, paye!) et en prime les intéressait à la bonne marche, aux intérêts populaires.

Voilà un exemple réel montrant que le pessimisme de Simone Weil n'a pas lieu d'être, que des solutions mécaniques, tenant compte de la nature humaine (mais contrairement à certains cyniques, je ne trouve pas que ce soit un mal, car au lieu d'insister sur l'avidité humaine -argument traditionnel de ceux qui font la fine bouche devant l'utilisation pratique des failles humaines- moi je vois plutot dans l'exemple cité, s'il se multipliait, une source de progrès pour l'humanité, car de cette mécanique réaliste jailliraient de doux fruits, harmonie, tranquilité, prospérité, civilisation)
(une fois encore, je fais des parenthèses trop longues qui m'obligeront à faire preuve de style lourd en reprenant la phrase à son début...)
Voici, donc, un exemple montrant que le pessimisme weilien n'a pas lieu d'être, que des solutions mécaniques tenant compte de la nature humaine peuvent produire une multitude d'effets bénéfiques, là ou le communisme ne produit que des tares, puisque le communisme, ça revient à monter un meuble à l'aide d'une notice ikea traduite en franglais du coréen par un slovaque (je vous laisse imaginer la gueule du meuble ainsi monté -d'ailleurs il n'est pas montable, à moins d'enfoncer les clous à la masse, ce qui donne un travail de sagouin et un meuble laid plein d'échardes. Les pays de régime communiste correspondent bien à cette analogie, et la mentalité du communiste itou).

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06 novembre 2009

empire romain : les vrais barbares (1-Carthage)

Je lis depuis quelques jours les écrits politiques et historiques de Simone Weil. Voilà une personne diablement intéressante. Quel âge d'or, quand on y songe, que ces années 30, d'un point de vue littéraire : Bernanos, Orwell, Chesterton, Weil, Céline, Huxley, Miller, Montherland, Maurras, Thibaudet...et j'en oublie une palanquée (on peut pas tout lire, hein).

Déjà, dès le début, j'ai adoré qu'elle tape sur cet imbécile de Charles Péguy en pointant exactement là ou ça fait mal, sur l'incohérence du bonhomme : Soit dit en passant, ceux qui, comme Péguy et tant d'autres, accordent une part égale de leur admiration à l'Empire romain et aux guerres pour l'indépendance des patries commettent une contradiction sans excuse. (toutes les citations de Simone sont en bleu)

Voilà le chantre de la tradition ET de la révolution habillé pour l'hiver !

Alors bien sûr, tout n'est pas parfait, et certains erreurs historiques sont tellement énormes qu'il vaut mieux pudiquement ne pas trop insister (le parallèle Louis XIV/Hitler/Staline (sic!), comme si Louis XIV avait eu des visées impériales et se considérait comme une idole ! ; ou encore cette hallucinante apologie de la mytique "nation" d'oc et de la secte cathare - mais finalement, on reparlera de ces erreurs, car elles apportent de l'eau à notre moulin).

Là ou Simone Weil donne toute sa mesure, c'est dans son pamphlet implacable, étayé, calme et froid, lucide à mort, totalement, radicalement anti-impérialiste, sur l'empire romain. Et même mieux : sur la "civilisation romaine" toute entière.
Je dois avouer que je n'avais jamais été aussi loin moi-même dans mes reproches à l'égard de Rome, mais elle a totalement raison. Je me dois de vous faire partager ce monument de littérature historique, en donnant, jour après jour, quelques extraits de ce pamphlet.

(pour ne pas totalement donner dans l'inactivité, je mettrais en gras les passages les plus significatifs)

1-La barbarie romaine contre Carthage


L'analogie entre le système hitlérien et l'ancienne Rome est si frappante qu'on pourrait croire que seul depuis deux mille ans Hitler a su copier correctement les Romains. Si elle n'est pas tout d'abord évidente à nos yeux,
c'est que nous avons presque appris à lire dans Corneille et dans le De Viris ; nous sommes habitués à nous mettre à la place des Romains; même quand c'est la Gaule dont ils s'emparent ; aujourd'hui que nous sommes pris dans une situation analogue, mais où c'est notre ennemi qui joue le rôle de Rome, nous ne reconnaissons pas l'analogie. Car ce sont les conquêtes qu'on est menacé de subir qui font horreur ; celles qu'on accomplit sont toujours bonnes et belles. De, plus, nous ne connaissons l'histoire romaine que par les Romains eux-mêmes et par leurs sujets grecs, contraints, les malheureux, à flatter leurs maîtres ; il faut ainsi un effort de critique continuel pour apprécier équitablement la politique de Rome. Nous ne possédons pas la version qu'auraient pu en donner les Carthaginois, les Espagnols, les Gaulois, les Germains, les Bretons.

Les Romains ont conquis le monde par le sérieux, la discipline, l'organisation, la continuité des vues et de la méthode ; par la conviction qu'ils étaient une race supérieure et née pour commander ; par l'emploi médité, calculé, méthodique de la plus impitoyable cruauté, de la perfidie froide, de la propagande la plus hypocrite, employées simultanément ou tour à tour ; par une résolution inébranlable de toujours tout sacrifier au prestige, sans être jamais sensibles ni au péril, ni à la pitié, ni à aucun respect humain ; par l'art de décomposer sous la terreur l'âme même de leurs adversaires, ou de les endormir par l'espérance, avant de les asservir avec les armes ; enfin par un maniement si habile du plus grossier mensonge qu'ils ont trompé même la postérité et nous trompent encore. Qui ne reconnaîtrait ces traits ?

[...]

On ne peut dépasser les Romains dans l'art d'être perfide. [...] Les exemples de perfidie et de foi violée sont si nombreux dans l'histoire romaine qu'ils seraient trop longs à tous citer ; ils ont tous un caractère commun, c'est qu'ils sont calculés et prémédités. C'est, ainsi que les Romains purent se donner une réputation de loyauté. Retz dit que lorsqu'on a froidement résolu de faire le mal, on peut garder les apparences, au lieu que si on ne veut pas le faire, et si néanmoins on s'y laisse aller, on provoque toujours un scandale. Les Romains ont appliqué ce principe à la violation de la parole donnée ; au lieu que les autres peuples qui, comme les Carthaginois, manquèrent à leur parole par besoin, par fureur, par désespoir, eurent une réputation de perfidie même auprès de la postérité, qui n'écoute jamais les vaincus.

[...] Mais le plus affreux effet de la perfidie romaine fut le malheur de Carthage, où une civilisation qui, grâce à l'influence de l'Orient et de la Grèce, était sans doute pour le moins aussi brillante que la civilisation latine, fut anéantie pour toujours et sans laisser aucune trace.

Carthage avait eu d'abord la bonne fortune, si l'on peut dire, d'être vaincue par un des très rares Romains qui aient donné des marques de modération, à savoir le premier Africain. Elle put ainsi survivre à la perte de toute sa puissance, mais dut contracter une alliance avec Rome et promettre de ne jamais engager la guerre sans sa permission. Au cours du demi-siècle qui suivit, les Numides ne cessèrent pas d'envahir et de piller le territoire de Carthage, qui n'osait se défendre ; pendant la même période de temps elle aida les Romains
dans trois guerres. Les envoyés carthaginois, prosternés sur le sol de la Curie, tenant des rameaux de suppliants, imploraient avec des larmes la protection de Rome, à laquelle le traité leur donnait droit ; le Sénat se gardait bien de la leur accorder. Enfin, poussée à bout par une incursion numide plus menaçante que les autres, Carthage prit les armes, fut vaincue, vit son armée entièrement détruite. Ce fut le moment que Rome choisit pour déclarer la guerre, alléguant que les Carthaginois avaient combattu sans sa permission. Des délégués de Carthage vinrent à Rome implorer la paix, et, ne pouvant l'obtenir autrement, se remirent à la discrétion du Sénat. Celui-ci accorda aux Carthaginois la liberté, leurs lois, leur territoire, la jouissance de tous leurs biens privés et publics, à condition pour eux de livrer en otages trois cents enfants nobles dans un délai d'un mois et d'obéir aux consuls. Les enfants furent livrés aussitôt. Les consuls arrivèrent devant Carthage avec flotte de guerre et armée, et ordonnèrent qu'on leur remît toutes les armes et tous les instruments de guerre sans exception. L'ordre fut exécuté immédiatement. Les sénateurs, les anciens et les prêtres de Carthage vinrent alors se présenter aux consuls devant l'armée romaine. La scène qui suit, telle que la raconte Appien, est d'un tragique digne de Shakespeare, et rappelle en bien plus atroce ce qu'on a dit de la nuit passée par Hacha chez Hitler.

Un des consuls annonça aux Carthaginois présents devant lui que tous leurs concitoyens devaient quitter la proximité de la mer et abandonner la ville, et que celle-ci serait complètement rasée. « Il parlait encore qu'ils levèrent les mains vers le ciel avec des cris, attestant les dieux qu'on les avait trompés ; ils se répandirent en injures et en imprécations contre les Romains... Ils se jetèrent à terre, frappèrent le sol de leurs mains et de leurs fronts ; certains déchiraient leurs vêtements, se meurtrissaient le corps, comme pour punir la déraison qui les avait fait tomber dans ce piège. Quand leur fureur eut pris fin, il y eut un grand et morne silence, comme s'ils avaient été des cadavres gisants... Les consuls... savaient bien que les malheurs extrêmes poussent tout d'abord à la hardiesse, mais qu'avec le temps l'audace est subjuguée par la nécessité. C'est ce qui arriva aux Carthaginois. Car dans le silence, leur malheur les touchant plus vivement, ils cessèrent de s'indigner ; ils se mirent à pleurer sur eux-mêmes, sur leurs enfants et leurs femmes qu'ils appelaient par leurs noms, sur leur patrie à qui, comme si elle eût été un être humain capable de les entendre, ils disaient toutes sortes de choses pitoyables... Les consuls, bien que pris de pitié devant les vicissitudes des choses humaines, restaient impassibles, attendant le moment où les Carthaginois en auraient assez de pleurer. Quand les plaintes eurent pris fin, il y eut de nouveau un silence. Ils se rendirent compte alors que leur ville était sans armes, abandonnée, sans un vaisseau, sans une catapulte, sans un javelot, sans une épée, sans citoyens capables de combattre, après qu'il en était péri cinquante mille, sans mercenaires, sans un ami, sans un allié... Ils renoncèrent alors au tumulte et à l'indignation, comme inutiles dans le malheur, et eurent recours aux paroles. »

senateur_romain

Suit un discours où l'orateur invoque le traité conclu avec Scipion et les promesses récentes et formelles du Sénat. « Il n'y a rien qui ait plus de pouvoir dans les supplications que l'invocation des traités ; et nous n'avons aucun autre refuge que les paroles, puisque tout ce que nous possédions de puissance, nous vous l'avons livré... Si pourtant vous ne supportez même pas ces arguments, nous allons laisser de côté tout cela, et, seul droit qui reste aux malheureux, pleurer et supplier... Nous vous donnons un autre choix, bien préférable pour nous, bien plus honorable pour vous ; notre ville, laissez-la intacte, elle qui ne vous a fait aucun mal ; et nous à qui vous ordonnez de la quitter, si vous voulez, faites-nous tous mourir... Ne souillez pas votre réputation par un acte dont l'exécution sera atroce, le récit atroce, et que vous seriez les premiers à avoir commis dans toute l'histoire ; car les Grecs et les Barbares ont fait bien des guerres, et vous en avez fait beaucoup, Romains, aux autres peuples ; mais jamais personne n'a anéanti une ville qui avait tendu les mains avant le combat, livré ses enfants et ses armes, et qui, s'il existe encore quelque autre châtiment parmi les hommes, consentait aussi à le souffrir. »

Les consuls refusèrent jusqu'à l'autorisation d'aller une fois encore supplier le Sénat, et ils expliquèrent que l'ordre de raser la ville avait été donné dans l'intérêt des Carthaginois eux-mêmes. [Note Lingane : ne dirait-on pas la politique de bons sentiments officiels de l'Amérique ?] Ce genre de raffinement dans l'injure, tout à fait ignoré des Grecs, n'a peut-être été retrouvé pleinement depuis qu'après 1933 Le peuple de Carthage fut pris de désespoir, et l'armée romaine, trop confiante en ses forces, livrée au désordre et aux plaisirs, dut faire un siège de trois ans avant de pouvoir détruire la ville et les habitants sous les ordres du second Africain. On peut voir dans Polybe, ce que pensèrent les Grecs de cette agression, à commencer par Polybe lui-même, malgré la réticence imposée à un sujet de Rome et à un humble client des Scipion.

albright
une gueule à orgie romaine


La cruauté la plus horrible apparaît dans cette histoire autant que la perfidie, et s'y combine. Nul n'a jamais égalé les Romains dans l'habile usage de la cruauté. Quand la cruauté est l'effet d'un caprice, d'une sensibilité malade, d'une colère, d'une haine, elle a souvent des conséquences fatales à qui y cède ; la cruauté froide, calculée et qui constitue une méthode, la cruauté qu'aucune instabilité d'humeur, aucune considération de prudence, de respect ou de pitié ne peut tempérer, à laquelle on ne peut espérer échapper ni par le courage, la dignité et l'énergie, ni par la soumission, les supplications et les larmes, une telle cruauté est un instrument incomparable de domination. Car étant aveugle et sourde comme les forces de la nature, et pourtant clairvoyante et prévoyante comme l'intelligence humaine, par cet alliage monstrueux elle paralyse les esprits sous le sentiment d'une fatalité. On y résiste avec fureur, avec désespoir, avec le pressentiment du malheur, ou on y cède lâchement, ou on fait l'un et l'autre tour à tour ; de toutes manières l'esprit est aveuglé, incapable de calcul, de sang-froid et de prévision. Cet aveuglement apparaît chez tous les adversaires des Romains. De plus une cruauté de cette espèce fait naître des sentiments qui sembleraient n'être dus qu'à la clémence. Elle suscite la confiance, comme on le voit par l'histoire de Carthage, dans toutes les circonstances où il serait trop affreux de se défier ; car l'âme humaine répugne à regarder en face l'extrême malheur. Elle suscite la reconnaissance chez tous ceux qui auraient pu être anéantis et qui ne l'ont pas été ; car ils s'attendaient à l'être. Quant à ceux qui ont été anéantis, c'est-à-dire tués ou vendus comme esclaves, leur sentiment n'importe pas, puisqu'ils se taisent.

On trouve dans Polybe, à propos de la prise de Carthagène par le premier Africain, un exemple de cette cruauté romaine, qui, comme le texte l'implique, allait plus loin que la cruauté habituelle à cette époque.
«Publius envoya la plupart des soldats contre les habitants de la ville, conformément à la coutume romaine, avec ordre de tuer tout ce qu'ils rencontreraient, sans épargner personne ni se jeter sur le butin jusqu'à ce qu'il donnât le signal convenu. À mon avis, ils agissent ainsi pour frapper de terreur ; c'est pourquoi on peut voir souvent aussi, dans les villes prises par les Romains, non seulement des êtres humains massacrés, mais même des chiens coupés en quartiers, et des membres épars d'animaux. Ce jour-là, le massacre fut extrêmement considérable, à cause de la multitude de ceux qui tombèrent aux mains des soldats. » Après la prise de la citadelle, Scipion fit réunir tous les survivants du massacre ordonné par lui ; chacun d'eux sans doute avait perdu des êtres chers. « Il mit à part les citoyens, hommes et femmes, ainsi que leurs enfants ; puis, les ayant exhortés à être reconnaissants aux Romains et à se souvenir du bienfait reçu, il les renvoya tous dans leurs maisons. Eux, versant des larmes et joyeux d'un salut inespéré, remercièrent le général à genoux et s'en allèrent... Ainsi il les rendit extrêmement dévoués et fidèles à lui-même et à Rome. » Cette ville n'avait commis aucune faute à l'égard des Romains, sinon qu'étant soumise à une garnison carthaginoise, elle se trouvait automatiquement par rapport à eux dans le camp ennemi.

romenazi
qui se ressemble s'assemble


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02 novembre 2009

Lingane, c'est quoi ?

Certains d'entre vous se seront peut-être posé la question. Qu'est-ce blog, ou plutot que défend-il ?

(je parle de "défense" en général, car il peut y avoir des articles non-directement liés à la ligne politique linganienne).


Si nous allons à l'essentiel, Lingane défend les valeurs suivantes

-esthétisme
-populisme
-royalisme
-nationalisme
-pacifisme


Esthétisme.
Je n'oublierais jamais cet acteur que j'ai, naguère, interviewé et qui m'avait dit quelque chose qui m'avait profondément marqué, à savoir que ce qui intéresse les avides ce n'est pas l'argent mais le pouvoir. Le pouvoir au sens orwellien du terme, celui qui procure le plaisir de dominer, d'écraser, d'humilier autrui.
Quel constat tirer de ce triste fait ? Et bien que l'esthétisme est l'inverse de cette perversion du désir de pouvoir.
Pourquoi ? Simple ! Pour qu'un homme de pouvoir puisse jouir d'icelui, il faut bien différencier sa vie, son univers, d'avec celui des dominés.
Les immeubles pierre de taille, la nourriture de qualité, les jardins tranquilles d'un côté ; les HLM en béton, la malbouffe, les tags dans les jardins publics de l'autre.
Pourquoi un esthetiste (notez bien que je ne prétend pas être esthète, mais esthétiste, partisan de l'esthétisme partout) ne peut-il tolérer la vision des pouvoiristes ? Parce que l'esthétisme lui, ne veut pas voir de HLM, de béton-verre-acier, de violence, de laideur, de crasse, il ne veut pas du sordide. Même pas par charité, par pitié, par amour du peuple, mais d'abord et avant tout parce qu'il lui semble que la Terre est une planète sublime, que le génie créatif de l'Homme est presque illimité et que la crasse n'est pas nécessaire.

Imaginez un esthétiste disposant d'une immense fortune. Jouirait-il dans sa belle voiture, de passer boulevard Barbès, devant les McDo, les KFC, les immondes putes de bas-étage, les gros touristes en short, les punk à chiens, les gauchos à gros pull et cheveux ras l'air mauvais et totalement cons?
Non.
Il n'a pas l'envie de cette médiocre jouissance qu'éprouvent les pouvoiristes (pouvoiristes qui se rapprochent, d'une certaine façon, des satanistes).

Populisme.
Il n'y a que deux catégories de gens dans la population, deux mentalités. Ces mentalités recoupent souvent mais pas toujours les classes sociales.
Il y a d'abord le peuple. La mentalité populaire, son trait principal, sa marque de fabrique, c'est d'abord l'absence de l'idée même d'ambition. "Ascenseur social" est une expression typiquement bourgeoise/libérale (puisqu'elle incarne parfaitement l'idée d'ambition).
Mais absence d'ambition n'est pas quelque chose de péjoratif. Comme dans le Tao, il faut à l'univers une part de conservatisme, de tranquilité, pour que le monde soit vivable (c'est la partie populaire), et il faut aussi une dose d'ambition, de créativité, de compétition (c'est la partie bourgeoise) pour qu'il ne devienne pas figé, presque mort.
Le libéralisme ambiant a tué l'esprit populaire. Tout le monde veut faire autre chose que ce que faisaient nos parents. Avoir un métier plus intéressant, ou amasser la thune, la caillasse, le pognon, le pèze, le flouze, le blé.
Le problème (oh, léger!) est que les métiers intéressants et les places lucratives ne représentent que 20 % des places disponibles.
D'où 60 % de frustrés (en imaginant que 75 % du peuple soit contaminé par l'idéologie bourgeoise-libérale). Source de violence pour la société.

Et pourquoi le peuple (qui est un état d'esprit, je le répète, et pas une situation économique. Moi, par exemple, j'aurais plutot des tendances bourgeoises bien qu'issu du peuple. Je ne m'en vante ni ne m'en excuse, c'est un fait) ne veut plus rester dans le peuple ?
-par la propagande des médias (bourgeois par définition)
-par la politique libérale, qui détruit la stabilité des métiers populaires, de la vie populaire (allez bosser en Roumanie ! Mangez 5 fruits et légumes par jour ! Ne fumez pas ! Mettez votre ceinture ! Changez 5 fois de métier dans votre vie ! etc, etc.)
-par l'exemple des élites. Nous avons déjà, sur ce blog, écrit sur ces élites, et nous avions conclu qu'elles n'étaient plus légitimes, car leurs privilèges n'étaient plus le fruit de leur talent et de leurs devoirs. Mais le plus pernicieux est que, à cause du régime démocratico-médiatique, elles s'enfoncent dans la démagogie, sont de moins en moins cultivées (suffit d'écouter parler notre président...).

Nous avons donc tous les inconvénients de la dictature bourgeoise (dictature au sens ou le peuple ne dispose plus d'une incarnation -le roi- et que ses représentants -les élus- ne les...représentent pas, justement, le peuple est donc seul, atomisé, concassé), mais sans même aucun de ses avantages. Jadis au moins, mettons jusqu'en 1960, la bourgeoisie avait une certaine culture, certains codes, on savait ou on allait. Si vous voulez, pour imager cela, mettons que la bourgeoisie d'avant 1960, c'est Bernard Blier, et celle d'après, c'est Paris Hilton...

Ces élites sans mérite, sans culture, sans élégance, in fine, influencent le peuple (contrairement à ce que pense Renaud Camus, je crois que ce sont les élites, toujours qui influencent, vers le haut ou vers le bas, le peuple, et non l'inverse).

Pour remédier à cet abandon du peuple, la solution est bien sûr le...

Royalisme

La république est un régime absurde, dans lequel, par exemple, nous avons une assemblée nationale, autrement dit, une "chambre des représentants du peuple".
Mais devant qui ces élus représentent-ils le peuple ?
Devant eux-même !
Donc ils ne le représentent pas.
(et je passe sur le fait que c'est l'argent qui décide, en fin de compte, qui est élu ou pas, vous parlez d'un régime populaire. Quant aux rares députés qui souhaiteraient sincèrement agir, même les plus naïfs d'entre nous savent que les RG ou tutti quanti détiennent de quoi les faire taire. Qui croit sincèrement qu'il existe d'honnêtes gens au Palais Bourbon ?)

Problème : le peuple est incapable de gouverner (c'est même jamais lui qui fait, qui décide, des révolutions, alors gouverner, non mais sérieux ! Vous imaginez Mortez, le cadre bancaire, en diplomate ? Berthier, le boucher, en ministre des finances ?), mais la bourgeoisie ne gouverne qu'en fonction de ses intérets (parce qu'elle est statistiquement trop ambitieuse, trop avide).

La solution est donc que les élites soient gouvernées par quelqu'un qui ne soit pas du peuple, mais dont l'intéret soit de soutenir le peuple, sans toutefois tout lui céder.

Mécaniquement, ça s'appelle la monarchie.
La monarchie a le double avantage de mener une politique favorable au peuple, mais aussi d'élever des élites dignes de ce nom, qui rehaussent le niveau général de la population.

En freinant les avidités bourgeoises, il y a une chance de voir progresser l'esthétisme
En agissant pour le bien du peuple (en le protégeant des excès des "gros"), il y a une chance de voir progresser le populisme.


Pacifisme


Une des valeurs principales du peuple (je répète que les valeurs aristocratiques et bourgeoises ont aussi leur importance, ma non troppo), c'est son aspiration à la tranquilité. Jamais sans propagande, on ne voit le peuple rêver à l'empire, à des exploits guerriers, à la grandeur. Et c'est très bien ainsi. Déjà au moyen-âge, c'était les chevaliers de la féodalité qui avaient la tête farcie d'honneur et de guéguerre contre le castel du voisin. Le peuple paysan voyait ça en levant les yeux au ciel.
Mais les valeurs d'honneur du chevalier ont donné le roman courtois et les cathédrales.
Mais c'est le peuple qui produisait la bouffe.

Comment ne pas voir l'harmonie des contraires, ce qu'en Chine on appelle Tao et en Occident... (je ne sais pas comment on appelle ça en Occident, mais faudrait un mot, d'urgence.)

Bref, le populo est instinctivement pacifique. Mais il aime vivre entre soi. L'aime pas trop les étrangers (surtout en grand nombre, surtout pas discret, surtout sans désir d'assimilation, bref, tout à fait ce qui se passe de nos jours).

Pour assurer la paix et pas avoir à fréquenter une palanquée d'"esstrangés", que faut-il ? Le

Nationalisme.


Parmis ses innombrables mensonges le plus gros de François Mitterrand fut sûrement "le nationalisme, c'est la guerre". Mais rendons-lui justice : il n'était pas le seul à faire cette bourde.

Et pourquoi cette bourde est-elle si répendue ? Parce que nous n'avons pas en tête ce que Confucius appellait le Premier Outil : un dictionnaire valable.

Alors, courage, remettons cent fois sur la table l'ouvrage arrassant et jamais achevé : la guerre ne vient que de l'impérialisme et pas du nationalisme.
Le chauvinisme n'est pas nationaliste, mais impérialiste.
Un empire est un ensemble politique composé de plusieurs nations.
D'où on peut mathématiquement conclure : conquête et frontières instables.
Alexandre, Charlemagne, Rome, le Saint Empire, Gengis Khan, le Japon de 1936, les Habsbourg, Charles Quint, les Ottomans, Hitler, Madeleine Albright : empires.

D'où : guerre et cosmopolitisme (les mariages mixtes imposés à ses généraux par Alexandre).

D'où : pas de paix et de diversité culturelle (non pas à l'intérieur de la nation mais sur la planète, par le génie propre de chaque nation) sans nation.

D'où : pas de nation sans 1) justification du nationalisme par une doctrine simple et valable universellement et 2) un organisme international visant à punir, de force s'il le faut, toute entité politique à visée impérialiste. En clair, il faudrait une ONU sans conseil de sécurité, avec comme charte, quelque chose comme ça :

1-chaque nation adhérente s'engage à respecter la souveraineté de toute autre nation membre
2-en cas d'agression d'une nation membre par une autre nation (membre ou non), chaque nation membre s'engage, à mesure de ses moyens économiques, militaires et démographiques, à déclarer la guerre à la nation agressante
3-la guerre des nations-unies contre la nation agressante ne se terminerait pas avant la capitulation sans condition de la nation agressante. Celle-ci devrait payer des réparations (assez lourdes pour sentir sa faute, mais pas trop lourde pour ne pas l'anihiler) et démenteler ses forces armées.

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Bref, comme vous avez pu le constater, les 5 valeurs que ce blog souhaite promouvoir sont totalement compatibles entre elles.
Elles ne disposent malheureusement pas d'un parti politique les reprenant intégralement. Toutefois certains en sont moins éloignés que d'autre. Il s'agit de l'Alliance Royale, d'Egalité et Réconciliation, du Front National et du Parti de l'Innocence.

Pour notre part, si nous devions choisir un nom de parti pour ces cinq valeurs, nous prendrions sans hésiter le nom de Parti Social-Royaliste.

LogoLys


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24 octobre 2009

money (that's what...)

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un petit bijour de clip amateur. Félicitations les filles !

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23 octobre 2009

les 10 choses les plus agaçantes de la vie quotidienne

1-la vieille avec ses sacs qui marche au milieu du trottoir !

occupation
rhaaa, non mais rhaaa, non?

2-lorsque vous vous baladez en ville sans parapluie, sous la pluie, profitant des auvents des commerces, et que votre chemin est bloqué par une ordure avec parapluie qui passe sous l'auvent elle aussi !

3-les gens qui disent que votre discours est "simpliste" sans rien de plus consistant à répliquer que quelques exceptions

4-les serveurs qui vous disent "bon appétit"

5-la vieille (la même surement que dans l'exemple 1) qui prend une plombe à sortir sa monnaie à la caisse devant vous

6-le remplacement systématique des personnes humaines au bout du fil par des serveurs vocaux à la con (dédicace à la SNCF)

7-les mecs qui portent des chaussures sans chaussette, genre.

8-les patrons qui veulent que vous le tutoyez (ceux-là en général sont ceux qui payent le moins bien)

9-les SDF qui vous disent "bonjour" à la porte d'un magasin (fausse politesse pour lui, vraie gêne pour nous, et ils le savent très bien!)

10-les vendeuses de vêtement qui se précipitent sur vous, "je peux vous aider", alors que l'on veut rester seul dans cette pénible épreuve.

Vmar10

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22 octobre 2009

"nos ancêtres les gaulois", ou quand gauche et extrême-droite se rejoignent

quelques citations tirées de fdesouche, à propos des 50 ans d'Astérix :

Le mythe Gaulois, j’adore !

Le jour où les basques, les corses ou les alsaciens seront gaulois d’origine, n’oubliez pas de m’appeler !

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Les Francs à l’origine de la création du royaume de France via le baptême de Clovis étaient ils gaulois ? Bien sûr que non. C’était un peuple germain venant de l’Est.

Et ainsi de suite, et allez! Il a pas fallu attendre longtemps avant de voir les « nationalistes » cracher sur notre identité gauloise

oui, les francs étaient les plus gaulois des germains, peut-être même des tribus gauloises insoumises à rome, vivant en terre gauloise (belgique), ce qui a pu leur donner le nom de « libres » (francs), ce qui eut été une totaulogie pour les germains pur race puisque eux étaient tous libres.

Quant aux alsaciens, ils ont très bien pu être comme les armoricains : des gaulois germanisés à la longue suite au partage de 843 (alsaciens) et des gaulois celtisés par l’arrivée des colons de bretagne-ile (bretons)

pourquoi ce refus d’admettre la racine gauloise, essentielle?
-par ultracatholicisme (clovis ou rien)
-par gauchisme (1789 ou rien)
-par impérialisme germanophile (charlemagne/hitler ou rien)

bien que la deuxième cause, la gauchiste, soit peu présente ici (elle l’est assez ailleurs, merci), les ultramontains et les racialistes impérialistes pullulent trop.

Face à ces trois courants s’oppose le seul et authentique nationalisme, le courant gallo-capétien, qui admet la souche ethnique de base de la france (celtes gaulois), s’opposant ainsi aux évolutions ultérieures (régionalisme) due à la fragmentation féodale du IXe siècle

la république et son hypocrite jacobinisme ont bien essayé de récupérer le flambeau, mais en le viciant à la base (mythe de la lutte entre aristo « francs » et peuple « gaulois »), et en salissant le centralisme capétien (qui ne visait qu »a REunifier la france), car l’objectif jacobin était tout autre il visait à détruire toutes les nations d’europe pour fonder un super-état antinational jacobin, fondé sur l’idéologie des lumières, d’ou leur soutien tactique et non convictionnel à la langue française.

Aujourd’hui, ou les républicains extrémistes sont au pouvoir, on voit bien que le jacobnisme républicain se fout de la langue française et du centralisme d’état français,il s’est déplacé à bruxelles (dans un premier temps, avantr de viser le gouvernement mondial)

j’espère qu’au moins certains sur ce site comprendront cette mise au point, s’ils veulent plus d’éclaircissement et d’approfonfissement, on peut se retrouver sur le forum qui n’exsite pas
et allez, il a pas fallu attendre longtemps avant de voir les « nationalistes » cracher sur notre identité gauloise

oui, les francs étaient les plus gaulois des germains, peut-être même des tribus gauloises insoumises à rome, vivant en terre gauloise (belgique), ce qui a pu leur donner le nom de « libres » (francs), ce qui eut été une totaulogie pour les germains pur race puisque eux étaient tous libres.

Quant aux alsaciens, ils ont très bien pu être comme les armoricains : des gaulois germanisés à la longue suite au partage de 843 (alsaciens) et des gaulois celtisés par l’arrivée des colons de bretagne-ile (bretons)

pourquoi ce refus d’admettre la racine gauloise, essentielle?
-par ultracatholicisme (clovis ou rien)
-par gauchisme (1789 ou rien)
-par impérialisme germanophile (charlemagne/hitler ou rien)

bien que la deuxième cause, la gauchiste, soit peu présente ici (elle l’est assez ailleurs, merci), les ultramontains et les racialistes impérialistes pullulent trop.

Face à ces trois courants s’oppose le seul et authentique nationalisme, le courant gallo-capétien, qui admet la souche ethnique de base de la france (celtes gaulois), s’opposant ainsi aux évolutions ultérieures (régionalisme) due à la fragmentation féodale du IXe siècle

la république et son hypocrite jacobinisme ont bien essayé de récupérer le flambeau, mais en le viciant à la base (mythe de la lutte entre aristo « francs » et peuple « gaulois »), et en salissant le centralisme capétien (qui ne visait qu »a REunifier la france), car l’objectif jacobin était tout autre il visait à détruire toutes les nations d’europe pour fonder un super-état antinational jacobin, fondé sur l’idéologie des lumières, d’ou leur soutien tactique et non convictionnel à la langue française.

Aujourd’hui, ou les républicains extrémistes sont au pouvoir, on voit bien que le jacobnisme républicain se fout de la langue française et du centralisme d’état français,il s’est déplacé à bruxelles (dans un premier temps, avantr de viser le gouvernement mondial)

j’espère qu’au moins certains sur ce site comprendront cette mise au point. Si certains veulent des précisions, posez vos questions dans les commentaires.

Sachez en tout cas que cette esquisse est une des bases du courant social-royaliste, qui doit devenir la composante-clé du mouvement nationaliste.

20 octobre 2009

Chesterton et l'éloge du dogme

L’esprit humain est-il ou non susceptible de progrès ? C’est là une question trop rarement agité, car rien ne pourrait être plus dangereux que de fonder notre philosophie sociale sur une théorie discutable qui n’a pas été discutée.

Quand bien même nous supposerions, par goût d’argumenter, qu’il y eut dans le passé ou qu’il y aura dans l’avenir un phénomène tel que la croissance ou le perfectionnement de l’esprit humain, il n’en reste pas moins une grave objection à soulever contre la conception moderne de ce perfectionnement. Le vice de cette conception moderne du progrès intellectuel est qu’il s’agit toujours de rompre des entraves, de démolir des barrières et de rejeter des dogmes. Or, s’il existe un phénomène de développement intellectuel, il doit signifier le développement de convictions de plus en plus nettes, de dogmes de plus en plus nombreux. L’esprit humain est une machine faite pour tirer des conclusions ; si elle n’y parvient pas, c’est qu’elle est rouillée.

Quand on parle d’un homme trop intelligent pour croire, on parle d’une chose qui présente presque les caractères d’une contradiction dans les termes. C’est comme si l’on parlait d’un clou trop fort pour assujettir un tapis, ou d’un verrou trop solide pour fermer une porte. (…) On pourrait définir l’homme : un animal qui fait des dogmes. Alors qu’il empile doctrine sur doctrine et conclusion sur conclusion pour édifier un formidable système de philosophie et de religion, il devient vraiment, dans le seul sens légitime du terme , de plus en plus humain. Quand, au contraire, il rejette une à une ses doctrines avec un scepticisme raffiné, quand il refuse d’être lié par aucun système, quand il dit qu’il ne croit plus à la finalité, quand, dans sa propre imagination, il s’installe comme Dieu, observant toutes les formes de croyances sans en partager aucune, alors par ce procédé même il retourne lentement à l’état vague des animaux errants, à l’inconscience de l’herbe. Les arbres n’ont pas de dogmes. Les navets sont singulièrement larges d’esprit.

Donc je le répète, s’il doit y avoir un progrès intellectuel, ce doit être un progrès dans la construction d’une philosophie définitive de la vie. Et cette philosophie de la vie doit être vrai et les autres philosophies fausses.


G.K. Chesterton, Hérétique

chesterton4601

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18 octobre 2009

Berlin, cloaque.

un papier entier effacé à cause d'un putain de pdf qui ne s'affiche pas. Les joies du travail, j'aurais mieux fait de perséverer dans le rien-foutrisme, aujourd'hui, tiens !

Dommage, les illustrations étaient assez grâtinées. Trop énervé pour réécrire, là.

GOTLIB1

GOTLIB2

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17 octobre 2009

Stalinallee !

biennnn (craquement de doigts). Comme je suis toujours énervé suite à la disparition de mon texte sur Berlin, Arte et l'Allemagne, je crois pouvoir exprimer mon défoulement tout en ne déviant pas du sujet initial. Voici donc ce que j'écoute pour me calmer les nerfs.




DDR
une image qui devrait plaire à mon camarade Julien


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