Suède 1911-2014

 

La défaite relative de la gauche aux législatives 2014 s'explique assez bien avec ce tableau historique. On y décerne facilement plusieurs tendances : 

  • la montée de la social-démocratie et son apogée en 1945. Son déclin lent jusqu'aux années 80 puis rapide sous les coups de la mondialisation libérale
  • inversement, la droite libérale-conservatrice suit une tendance opposée
  • les centristes-agrairiens ont progressé jusqu'à la fin des trente glorieuses, puis sont en déclin constant
  • la famille communiste (puis gauche "alter") reste stable, entre 5 et 10% de l'électorat, depuis 1917
  • les libéraux "purs" sont en déclin constant depuis l'introduction du suffrage universel
  • le déclin social-démocrate est toutefois compensé par la montée des diverses gauches sociétales, féministes ou écolo
  • il semble que, selon un schema désormais classique, la montée des partis nationalistes se fasse par absorbtion d'une partie de l'électorat social-démocrate (jamais communiste) puis libéral-conservateur

La social-démocratie, incapable d'assumer ses fondamentaux (la prospérité économique populaire) va continuer à décliner, dévorée à la fois par l'aile droite des libéraux (les modérés) et l'aile gauche des libéraux (féministes, libertaires), comme on peut le voir aux Pays-Bas avec la montée de D66. Et encore, cela concernera surtout la fraction qui vote social-démocrate en tant que principale force de gauche. Ceux qui votent social-démocrate en tant que principale force socialiste finiront dans les bras des nationalistes.