Certains d'entre vous se seront peut-être posé la question. Qu'est-ce blog, ou plutot que défend-il ?

(je parle de "défense" en général, car il peut y avoir des articles non-directement liés à la ligne politique linganienne).


Si nous allons à l'essentiel, Lingane défend les valeurs suivantes

-esthétisme
-populisme
-royalisme
-nationalisme
-pacifisme


Esthétisme.
Je n'oublierais jamais cet acteur que j'ai, naguère, interviewé et qui m'avait dit quelque chose qui m'avait profondément marqué, à savoir que ce qui intéresse les avides ce n'est pas l'argent mais le pouvoir. Le pouvoir au sens orwellien du terme, celui qui procure le plaisir de dominer, d'écraser, d'humilier autrui.
Quel constat tirer de ce triste fait ? Et bien que l'esthétisme est l'inverse de cette perversion du désir de pouvoir.
Pourquoi ? Simple ! Pour qu'un homme de pouvoir puisse jouir d'icelui, il faut bien différencier sa vie, son univers, d'avec celui des dominés.
Les immeubles pierre de taille, la nourriture de qualité, les jardins tranquilles d'un côté ; les HLM en béton, la malbouffe, les tags dans les jardins publics de l'autre.
Pourquoi un esthetiste (notez bien que je ne prétend pas être esthète, mais esthétiste, partisan de l'esthétisme partout) ne peut-il tolérer la vision des pouvoiristes ? Parce que l'esthétisme lui, ne veut pas voir de HLM, de béton-verre-acier, de violence, de laideur, de crasse, il ne veut pas du sordide. Même pas par charité, par pitié, par amour du peuple, mais d'abord et avant tout parce qu'il lui semble que la Terre est une planète sublime, que le génie créatif de l'Homme est presque illimité et que la crasse n'est pas nécessaire.

Imaginez un esthétiste disposant d'une immense fortune. Jouirait-il dans sa belle voiture, de passer boulevard Barbès, devant les McDo, les KFC, les immondes putes de bas-étage, les gros touristes en short, les punk à chiens, les gauchos à gros pull et cheveux ras l'air mauvais et totalement cons?
Non.
Il n'a pas l'envie de cette médiocre jouissance qu'éprouvent les pouvoiristes (pouvoiristes qui se rapprochent, d'une certaine façon, des satanistes).

Populisme.
Il n'y a que deux catégories de gens dans la population, deux mentalités. Ces mentalités recoupent souvent mais pas toujours les classes sociales.
Il y a d'abord le peuple. La mentalité populaire, son trait principal, sa marque de fabrique, c'est d'abord l'absence de l'idée même d'ambition. "Ascenseur social" est une expression typiquement bourgeoise/libérale (puisqu'elle incarne parfaitement l'idée d'ambition).
Mais absence d'ambition n'est pas quelque chose de péjoratif. Comme dans le Tao, il faut à l'univers une part de conservatisme, de tranquilité, pour que le monde soit vivable (c'est la partie populaire), et il faut aussi une dose d'ambition, de créativité, de compétition (c'est la partie bourgeoise) pour qu'il ne devienne pas figé, presque mort.
Le libéralisme ambiant a tué l'esprit populaire. Tout le monde veut faire autre chose que ce que faisaient nos parents. Avoir un métier plus intéressant, ou amasser la thune, la caillasse, le pognon, le pèze, le flouze, le blé.
Le problème (oh, léger!) est que les métiers intéressants et les places lucratives ne représentent que 20 % des places disponibles.
D'où 60 % de frustrés (en imaginant que 75 % du peuple soit contaminé par l'idéologie bourgeoise-libérale). Source de violence pour la société.

Et pourquoi le peuple (qui est un état d'esprit, je le répète, et pas une situation économique. Moi, par exemple, j'aurais plutot des tendances bourgeoises bien qu'issu du peuple. Je ne m'en vante ni ne m'en excuse, c'est un fait) ne veut plus rester dans le peuple ?
-par la propagande des médias (bourgeois par définition)
-par la politique libérale, qui détruit la stabilité des métiers populaires, de la vie populaire (allez bosser en Roumanie ! Mangez 5 fruits et légumes par jour ! Ne fumez pas ! Mettez votre ceinture ! Changez 5 fois de métier dans votre vie ! etc, etc.)
-par l'exemple des élites. Nous avons déjà, sur ce blog, écrit sur ces élites, et nous avions conclu qu'elles n'étaient plus légitimes, car leurs privilèges n'étaient plus le fruit de leur talent et de leurs devoirs. Mais le plus pernicieux est que, à cause du régime démocratico-médiatique, elles s'enfoncent dans la démagogie, sont de moins en moins cultivées (suffit d'écouter parler notre président...).

Nous avons donc tous les inconvénients de la dictature bourgeoise (dictature au sens ou le peuple ne dispose plus d'une incarnation -le roi- et que ses représentants -les élus- ne les...représentent pas, justement, le peuple est donc seul, atomisé, concassé), mais sans même aucun de ses avantages. Jadis au moins, mettons jusqu'en 1960, la bourgeoisie avait une certaine culture, certains codes, on savait ou on allait. Si vous voulez, pour imager cela, mettons que la bourgeoisie d'avant 1960, c'est Bernard Blier, et celle d'après, c'est Paris Hilton...

Ces élites sans mérite, sans culture, sans élégance, in fine, influencent le peuple (contrairement à ce que pense Renaud Camus, je crois que ce sont les élites, toujours qui influencent, vers le haut ou vers le bas, le peuple, et non l'inverse).

Pour remédier à cet abandon du peuple, la solution est bien sûr le...

Royalisme

La république est un régime absurde, dans lequel, par exemple, nous avons une assemblée nationale, autrement dit, une "chambre des représentants du peuple".
Mais devant qui ces élus représentent-ils le peuple ?
Devant eux-même !
Donc ils ne le représentent pas.
(et je passe sur le fait que c'est l'argent qui décide, en fin de compte, qui est élu ou pas, vous parlez d'un régime populaire. Quant aux rares députés qui souhaiteraient sincèrement agir, même les plus naïfs d'entre nous savent que les RG ou tutti quanti détiennent de quoi les faire taire. Qui croit sincèrement qu'il existe d'honnêtes gens au Palais Bourbon ?)

Problème : le peuple est incapable de gouverner (c'est même jamais lui qui fait, qui décide, des révolutions, alors gouverner, non mais sérieux ! Vous imaginez Mortez, le cadre bancaire, en diplomate ? Berthier, le boucher, en ministre des finances ?), mais la bourgeoisie ne gouverne qu'en fonction de ses intérets (parce qu'elle est statistiquement trop ambitieuse, trop avide).

La solution est donc que les élites soient gouvernées par quelqu'un qui ne soit pas du peuple, mais dont l'intéret soit de soutenir le peuple, sans toutefois tout lui céder.

Mécaniquement, ça s'appelle la monarchie.
La monarchie a le double avantage de mener une politique favorable au peuple, mais aussi d'élever des élites dignes de ce nom, qui rehaussent le niveau général de la population.

En freinant les avidités bourgeoises, il y a une chance de voir progresser l'esthétisme
En agissant pour le bien du peuple (en le protégeant des excès des "gros"), il y a une chance de voir progresser le populisme.


Pacifisme


Une des valeurs principales du peuple (je répète que les valeurs aristocratiques et bourgeoises ont aussi leur importance, ma non troppo), c'est son aspiration à la tranquilité. Jamais sans propagande, on ne voit le peuple rêver à l'empire, à des exploits guerriers, à la grandeur. Et c'est très bien ainsi. Déjà au moyen-âge, c'était les chevaliers de la féodalité qui avaient la tête farcie d'honneur et de guéguerre contre le castel du voisin. Le peuple paysan voyait ça en levant les yeux au ciel.
Mais les valeurs d'honneur du chevalier ont donné le roman courtois et les cathédrales.
Mais c'est le peuple qui produisait la bouffe.

Comment ne pas voir l'harmonie des contraires, ce qu'en Chine on appelle Tao et en Occident... (je ne sais pas comment on appelle ça en Occident, mais faudrait un mot, d'urgence.)

Bref, le populo est instinctivement pacifique. Mais il aime vivre entre soi. L'aime pas trop les étrangers (surtout en grand nombre, surtout pas discret, surtout sans désir d'assimilation, bref, tout à fait ce qui se passe de nos jours).

Pour assurer la paix et pas avoir à fréquenter une palanquée d'"esstrangés", que faut-il ? Le

Nationalisme.


Parmis ses innombrables mensonges le plus gros de François Mitterrand fut sûrement "le nationalisme, c'est la guerre". Mais rendons-lui justice : il n'était pas le seul à faire cette bourde.

Et pourquoi cette bourde est-elle si répendue ? Parce que nous n'avons pas en tête ce que Confucius appellait le Premier Outil : un dictionnaire valable.

Alors, courage, remettons cent fois sur la table l'ouvrage arrassant et jamais achevé : la guerre ne vient que de l'impérialisme et pas du nationalisme.
Le chauvinisme n'est pas nationaliste, mais impérialiste.
Un empire est un ensemble politique composé de plusieurs nations.
D'où on peut mathématiquement conclure : conquête et frontières instables.
Alexandre, Charlemagne, Rome, le Saint Empire, Gengis Khan, le Japon de 1936, les Habsbourg, Charles Quint, les Ottomans, Hitler, Madeleine Albright : empires.

D'où : guerre et cosmopolitisme (les mariages mixtes imposés à ses généraux par Alexandre).

D'où : pas de paix et de diversité culturelle (non pas à l'intérieur de la nation mais sur la planète, par le génie propre de chaque nation) sans nation.

D'où : pas de nation sans 1) justification du nationalisme par une doctrine simple et valable universellement et 2) un organisme international visant à punir, de force s'il le faut, toute entité politique à visée impérialiste. En clair, il faudrait une ONU sans conseil de sécurité, avec comme charte, quelque chose comme ça :

1-chaque nation adhérente s'engage à respecter la souveraineté de toute autre nation membre
2-en cas d'agression d'une nation membre par une autre nation (membre ou non), chaque nation membre s'engage, à mesure de ses moyens économiques, militaires et démographiques, à déclarer la guerre à la nation agressante
3-la guerre des nations-unies contre la nation agressante ne se terminerait pas avant la capitulation sans condition de la nation agressante. Celle-ci devrait payer des réparations (assez lourdes pour sentir sa faute, mais pas trop lourde pour ne pas l'anihiler) et démenteler ses forces armées.

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Bref, comme vous avez pu le constater, les 5 valeurs que ce blog souhaite promouvoir sont totalement compatibles entre elles.
Elles ne disposent malheureusement pas d'un parti politique les reprenant intégralement. Toutefois certains en sont moins éloignés que d'autre. Il s'agit de l'Alliance Royale, d'Egalité et Réconciliation, du Front National et du Parti de l'Innocence.

Pour notre part, si nous devions choisir un nom de parti pour ces cinq valeurs, nous prendrions sans hésiter le nom de Parti Social-Royaliste.

 

Lysrouge

 


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