Découvert un petit livre publié en 1835 par un certain Jean-Baptiste Capefigue, historien 
royaliste et marseillais.
Sa description de l'idéologie libérale, on le verra, n'a rien perdu de son intemporalité.
Toujours les mêmes. Le même discours, et surtout les mêmes résultats désastreux.
Voyez la France de 2010. Les libéraux y sont au pouvoir depuis 1974. Pire, ils sont
poussés en avant par les républicains, arrivés, eux, en 1981, et qui ont bien vite
bazardés le socialisme dès 1982.


l'école financière du libéralisme.

Pendant quinze ans l'école libérale a été appelée
à discuter les budgets ; pendant quinze
ans elle a dû naturellement exposer ses doctrines
d'économie publique sur l'impôt, les
douanes, les boissons, la contribution foncière,
le système prohibitif, les rapports de l'État avec
le contribuable , les économies dans le traitement.
Je répèle que si toutes ses idées eussent
triomphé, nous n'aurions plus aujourd'hui ni
impôts ni industries , ni richesses commerciales,
ni administration publique.

S'il est un beau titre de Napoléon aux yeux
de la postérité, c'est surtout cette puissance
d'administration qui, prenant tout le désordre
du Directoire, tira de ce chaos un système d'im-
pôt, une administration unique, toutes les res-
sources enfin qui constituent la force d'un
État.

La Restauration y ajouta le crédit public
comme complément de toutes les puissances
dont un État peut disposer.

En face de ce grand édifice, que fit l'école
libérale? Chaque année quarante discours vin-
rent saper les bases de l'impôt ; abandonnant
les droits de la propriété foncière, qui pourtant
constituaient l'élection , l'école libérale attaqua
l'impôt sur les boissons, le système des douanes,
comme incompatibles avec les droits popu-
laires ; puis, prenant le budget pièce à pièce.
elle refusa le juste salaire des fonctionnaires
publics ; chaque année elle votait contre le bud-
get ; elle laissait croire dans ses violentes dé-
clamations qu'on pouvait supprimer quelques
centaines de millions sans déranger l'action du
gouvernement. On semait parmi le peuple l'idée
que les ministres s'abreuvaient de ses sueurs
et répartissaient entre leurs favoris le milliard
de l'impôt.

Combien de doléances sur ce fameux milliard !
comme si la dette publique, les services
réguliers n'absorbaient pas toute la portion
active du budget! On se faisait ainsi populaire ;
on laissait croire au gaspillage de la Bestauration
pourtant si rigide dans la gestion des affaires
publiques ! le paiple s'habituait à voir
dans les fonctionnaires des ennemis, dans l'impôt
une oppression.

A la fin cette opposition a porté son fruit.
Tout gouvemenent doit subir une certaine
portion d'impopularité ; mais lorsque, quinze
ans de suite , des déclamations viennent frap-
per la tribune contre la gestion de la fortune
publique, est-il étonnant que cette gestion
soit devenue si difficile?

J'ai relu plus de deux cents discours contre
le budget; j'ai trouvé des choses si étranges,
que je prie ceux de MM. les députés qui sont au-
jourd'hui arrivés au pouvoir, de les parcourir
avec quelque attention. Les uns demandent que
les traitemens administratif soient réduits de
moitié, les autres appellent la suppression ab-
solue d'un bon tiers de l'impôt; quelques uns
enfin un gouvernement gratuit et des ministres
qui ne reçoivent d'autre traitement que l'hon-
neur de servir le pays.

C'est bien autre chose quand ils touchent à 
l'économie politique. Lisez le Globe -et les arti-
cles de M. Duchâtel; ici, tout est encore bou-
leversé. Quelques industries naissantes ont
besoin d'une protection spéciale : tels; sont les
fers, les bestiaux ; le Globe attaque ces pro-
tections comme des privilèges odieux. La pro-
priété foncière, qui occupe tant de bras, sollicite
l'établissement de certains tarifs pour l'importa-
tion et l'exportation des céréales et des laines ;
on a traité cette sauvegarde de la terre comme
une espèce de féodalité et de glèbe qui pèse
sur le peuple.

Les bois, la grande culture des terres, ont
besoin d'immenses moyens pour agir dans
leur industrie territoriale; l'école libérale leur
opposa la division à l'infini des terres, le
morcellement du sol. Toute grande terre est
comme un mal social que l'on dénonce; la
bande noire passe sur ces vieux châteaux, que
l'art au moins aurait dû respecter.

L'État impose certains monopoles d'une
exploitation facile, tels que le sel et le tabac;
ces monopoles, qui ne sont autre chose qu'un
moyen d'empêcher les compagnies particulières
de s'approprier les revenus morcelés de ces ex-
ploitations, ces monopoles dont personne ne
s'aperçoit, et qui forment une des grandes bran-
ches des revenus pubics, sont attaqués, battus
en brèche ; on les présente encore comme des
oppressions. Qu'importe que l'État soit privé
de ressources, qu'il ne puisse pas satisfaire à ses
engagemens d'emprunt, à ses impérieuses né-
cessités de crédit public ? l'école d'économie po-
litique ne s'arrête pas à de si petites choses. Ce
qu'elle veut, c'est satisfaire toutes les exigences
de la place publique , c'est ameuter une classe
contre l'autre.

La voilà donc, cette école économique, qui
proclame la liberté de commerce , l'abolition des
tarifs, la libre circulation de toute chose ; plus
de primes , plus de prohibitions , laissez faire,
laissez passer. Oui, tout cela serait bien si la
nature avait également réparti tous les produits,
toutes les industries, si chaque nation avait le
même degré d'activité, le même bon marché
des capitaux , la même aptitude dans les négo-
ciations commerciales. Voyez-vous ce pêle-mêle
de tous les intérêts , cette libre concurrence
ouverte à tous avec leurs forces et leurs fai-
blesses? Il me semble que les gouvememens
sont établis précisément pour corriger ces dé-
fectuosités que Dieu a réparties entre les peu-
pies y en protégeant ce qui est faible, en ar-
rétant ce qui est trop fort. Les tarife ont besoin
de favoriser l'industrie naissante ; c'est une tu-
telle qu'ils lui accordent, une prime, un en-
couragement; quand ces industries grandissent ,
elles s'émancipent, et le gouvernement cesse
alors d'avoir l'œil sur elles. Les tarifs se sont
substitués à ces privilèges tombés que la vieille
monarchie accordait aux industries à peine
introduites.

Les doctrines économiques de l'école libé-
rale n'auraient donc été avantageuses qu'à l'An-
gleterre, où les capitaux sont à meilleur marché
et les machines en si grande perfection ; il y au-
rait eu bouleversement commercial comme
bouleversement politique.



l'école libérale sur l'administration.

J'entends dire que l'administration est au-
jourd'hui (NDLR : 1835, "monarchie" libérale de Louis-Philippe)
sans force, sans crédit sur les esprits,
qu'elle est complètement démoralisée, en un
mot, qu'elle n'a plus, comme ressource, que
la force matérielle pour se faire respecter au
milieu des populations.

La vérité n'est point aussi triste; s'il y a
quelques réalités dans les plaintes que fait
partout le pouvoir, à qui s'en prendre? qui a
démoli l'édifice que l'Empire avait élevé avec
tant de peines ? qui a détruit le prestige attaché à
l'autorité pendant quinze ans , qu'a fait l'école
libérale à l'égard de l'administration ? elle a dé-
popularisé ses actes, calomnié ses intentions;
elle n'a cessé de la présenter comme l'ennemie
du pays. Les fruits amers sont aujourd'hui re-
cueillis. Si l'administration n'est pas respectée,
c'est qu'on a appris au pays qu'elle était en de-
hors de ses intérêts, et qu'elle formait comme
un grand réseau pour comprimer ses sentimens
et sa liberté.

Voilà pour le personnel. Maintenant quelles
ont été les doctrines administratives propre-
ment dites que l'école libérale a professées?

Sur les ruines de la vieille monarchie, l'As-
semblée Constituante établit un système hardi
d'administration collective, un groupe d'assem-
blées qui de la municipalité arrivait au canton,
et du canton au département.

Toutes ces administrations étaient nombreu-
ses; au lieu d'agir, on délibérait; au lieu d'ad-
ministrer , on dissertait ; d'où l'anarchie la plus
complète; et comme le disait Napoléon au con-
seil d'État, « c'était la débandade d'honnêtes
gens, à travers laquelle les jacobins se firent
jour par leur forte organisation. »

La Constitution de l'an III posa quelques
idées de centralisation par les Directoires
(NDLR : voilà qui détruit la légende des jacobins "centralisateurs!)
; mais c'était toujours une administration collective;
l'unité n'était nulle part, et par conséquent l'ac-
tion du pouvoir était affaiblie avant d'arriver
à ses derniers ressorts.

Ce fut encore le consul qui restaura le
mouvement administratif, comme il avait ré-
tabli les formes d'unité à la tête du gouver-
nement. La Constitution de l'an VIII prépara
l'admirable distinction des autorités dépar-
tementales. L'action du gouvernement dans
ses rapports avec les départemens fut con-
fiée à des fonctionnaires uniques sous le nom
de préfets : c'était rationnel; car, pour que
le pouvoir soit fort et responsable, il faut qu'il
réunisse ces deux conditions , unité et liberté.
A côté de cette action , la loi du 28 pluviôse
an VIII reconnut l'existence d'un contentieux
administratif, qui tenait tout à la fois à la jus-
tice et à l'administration : ce fut ici la mission
des conseils de préfecture. Enfin les intérêts
collectifs des départemens, la répartition des
fonds, les dépenses, furent confiés à une assem-
blée de notables, sous le titre de conseils gé-
néraux et de conseils d'arrondissement.

Cet ordre admirable fut conservé par la Res-
tauration; or, que fit l'école libérale? elle l'at-
taqua constamment avec une inexplicable per-
sévérance. Non seulement elle s'attacha à ca-
lomnier le personnel des préfectures, mais elle
voulut rétablir les essais imparfaits de l'Assem-
blée Constituante;
(NDLR : tiens donc, quelle coïncidence : les libéraux qui
combattent la monarchie centralisatrice au nom du principe
républicain. Ça, ça fait un bug dans la petite cervelle
des pauvres "nationaux-républicains" (sic!))

«pourquoi, disait-elle, les
départements ne s'administreraient-ils pas eux-
mêmes? pourquoi cette centralisation qui fait
tout dépendre d'un caprice ministériel?» comme
si les préfets , dans leur longue et patiente
gestion y pouvaient exercer une autorité sans
frein sous les yeux inquiets d'une population
active et éclairée !

Partout on enlaça l'administration sous l'ac-
tion turbulente des comités électoraux, d'as-
semblées surveillantes qui démoralisèrent le
pouvoir par leurs calomnies de cafés et leurs
déclamations de clubs.

Il y eut dès lors lutte dans les départemens
entre les administrés et l'administration. Au
lieu d'un contrôle légal et légitime , on eut une
censure violente et désorganisatrice , siégeant
dans tous les chefs-lieux et dans les plus petites
communes, sous la direction d'avocats et de
légistes. Le parti libéral traita l'administration
en ennemie; il eût volontiers substitué le fédé-
ralisme provincial à cette merveilleuse unité
de
l'Empire, noble et constant échange de la civi-
lisation , des lumières, qui du centre et du foyer
s'étend jusqu'aux points les plus extrêmes de
la France. Les préfets ne purent plus se mou-
voir sans susciter les plus violentes attaques;
le corps électoral fut en hostilité avec l'admi-
nistration, les comités avec la préfecture; on
enchaîna la puissance active du pouvoir.

Et l'on se plaint aujourd'hui de la difficulté de
l'administration! Cette difficulté, qui l'a faite?
cette anarchie, qui l'a produite? Quand on a en-
seigné au peuple que ses plus grands ennemis
sont ceux qui l'administrent , quoi d'étonnant
qu'aucune idée morale ne se lie désormais à la
pensée de l'obéissance ? On se soumet encore,
mais à la force matérielle, et la force maté-
rielle n'a jamais été une garantie durable pour
les sociétés.



Ecole politique morale du Libéralisme.

Pour juger la destinée d'un parti, il faut en
étudier les enseignemens ; et lorsque ces ensei-
gnemens détruisent toute police sociale , lors-
qu'ils brisent les rapports du citoyen avec le
gouvernement, il faut dire que le triomphe de
ce parti organise le désordre, et prépare l'a-
narchie.
(NDLR : mai 68, libéral lui aussi, n'a rien inventé)

Il y a cela de facile pour tout gouvernement
dans l'appui des royalistes, c'est qu'ils n'ont
jamais mis en question l'obéissance envers le
pouvoir qu'ils proclament légitime. Ils n'ont
jamais placé aucune autorité au-dessus de l'au-
torité; l'examen s'abaisse devant le devoir; ils
font des remontrances respectueuses; jamais ils
ne mettent en doute l'obligation d'obéir, alors-
même qu'ils murmurent.

L'école libérale
n'en agit point ainsi; elle
établit des théories sociales, susceptibles de
compromettre et de briser les rapports du pou-
voir et du pays. Quel était son dogme fon-
damental? la souveraineté du peuple;

(NDLR : le même dogme que les républicains, what a surpriiise !)
or, avec ce principe admis, avec ce contrat social,
étrange manifestation d'une société démocra-
tique, le droit de l'autorité pouvait être tou-
jours contesté. Il n'y avait pas d'obéissance
tant que le souverain populaire n'avait pas
parlé, souverain étrange, invisible , dont on
pouvait toujours contester la libre manifes-
tation.

A ce doute jeté dans les esprits par la théorie
subversive de la souveraineté populaire , l'école
libérale joignit de plus déplorables principes
encore, parmi lesquels : l'intelligence des baïon-
nettes. Pendant quinze ans , elle chercha à dé-
truire cette obéissance militaire que Napoléon
avait reconstituée par tant de sueurs, de pei-
nes et de victoires. Que disait encore le libéra-
lisme? « L'obéissance passive était un joug im-
portun; le soldat était avant tout citoyen;
l'obéissance ne devait venir qu'après l'examen;»
et quelle était la conséquence de ce dogme?
Le désordre dans la hiérarchie militaire, le
bouleversement dans les principes d'obéissance
entre le supérieur et l'inférieur; le sous-officier
dut tourner son épée contre l'officier , le soldat
fut catéchisé dans le sens de la rébellion. On
ébranla ainsi la force de l'État à l'extérieur et
à l'intérieur.

En tête de tous les droits furent placées l'in-
surrection et la conjuration. L'insurrection fut
évoquée avec tous les souvenirs de la prise de
la Bastille; on en caressa avec orgueil la mé-
moire comme un enseignement. L'école histo-
rique de M. Thiers inculqua dans toutes les
âmes cette affreuse maxime que l'insurrection
est le plus saint des devoirs.

On émit en principe que quand le peuple
se croyait mal gouverné, il avait le droit in-
contestable de secouer le joug et d'en appeler
à sa propre souveraineté.

Puis on organisa la conjuration , les associa-
tions secrètes; on les exalta comme les seuls
moyens, les dignes instrumens que les patriotes
pouvaient employer pour établir la nation sur
de nouvelles bases; "conjuré" fut alors un titre
d'honneur; s'organiser dans l'ombre pour ren-
verser le trône, les institutions, fut considéré
par l'école libérale comme un acte de patrio-
tisme et une vertu presque romaine.
(NDLR : encore l'influence néfaste de cette saloperie de Rome...)

Pour parvenir plus sûrement à ce résultat, on
répandit dans la société, à des milliers d'exem-
plaires, (financées par qui ? les pauvres ouvriers ?)
toutes les plus malheureuses produc-
tions de l'école brûlante et subversive du dix-
huitième siècle ; le Contrat social fut jeté avec
profusion dans les ateliers et les écoles. Il y
eut je ne sais combien de prédicateurs ambu-
lans qui allèrent infiltrer les plus déplorables
enseignemens : la guerre du pauvre contre le
riche , l'égalité parfaite,
(sauf pour les salaires, hein, pas fous les mecs!)
et par-dessus tout , les
vociférations contre toutes les têtes couronnées.
Je demande combien de jeunes cœurs les éditions Touquet
corrompirent pendant les quinze
années de la Restauration !

Quand un fait insurrectionnel se présentait
quelque part, l'école libérale le saluait par ac-
clamations. Y avait-il un acte défavorable à
l'Église, on le signalait avec un indicible bon-
heur
; on voulait renouveler la guerre violente
que la philosophie du dix-huitième siècle avait
déclarée à toutes les forces morales , afin de
produire sans doute les mêmes secousses qu'en
1789. On oublie bien vite les malheurs d'une
révolution , quaud l'abondance renaît et que la
prospérité déborde.

C'est avec ces principes, cette éducation mo-
rale que te libéralisme prétendait au pouvoir !
c'est avec tous les élémens de l'insurrection et
de la révolte qu'il voulait constituer la société !
A la tête de ces lois était la souveraineté du
peuple; comme exécution, il avait les baïon-
nettes intelligentes; comme morale religieuse,
l'école de Voltaire et de Rousseau. Je demande
si jamais , à moins d'une subversion complète,
cette école pouvait dominer longtemps le gou-
vernement du pays.

(NDLR : en crétinisant les gens, ça marche pas trop mal, merci)


En bien résumant toutes ces écoles de libé-
ralisme y on peut facilement en conclure qu'elles
étaient en opposition , je ne dis pas seulement
à tel système de gouvernement, mais à tout
gouvernement quel qu'il fût.
Il n'y avait pas en
effet possibilité d'établir une forme d'adminis-
tration un peu durable, stable dans ses lois(*),
avec ce système qui posait la souveraineté po-
pulaire comme la base d'un gouvernement,
l'insurrection comme un devoir, les baïon-
nettes intelligentes comme une force. Puis, dans
les finances, un budget sans voies et moyens
pour répondre aux services(*)
; dans l'adminis-
tration, un système désorganisateur de toute
hiérarchie
(*); la résistance partout, l'action forte
nulle part. enfin, en diplomatie, l'opposition

(*) : ça vous rappelle pas notre époque ? (+ les lois instables, bien sûr)



des peuples aux cabinets, c'est-à-dire du sujet
au souverain, et de la portion turbulente de
chaque pays à la partie paisible et dévouée à
l'ordre légitime.

Et c'est ce qui a fait, plus encore que le
désordre populaire, les embarras du gouver-
nement nouveau. Le tumulte passe comme
un de ces faits qui effleurent à peine la sur-
face de la société ; les principes restent comme
une plaie vivace , profonde , qui ronge au
cœur l'ordre social.
Il faut lutter longtemps
pour restaurer les véritables maximes de
gouvernement et de morale politique. Quand
l'anarchie est dans les esprits, elle y demeure;
c'est une œuvre laborieuse que de la combattre,
que de préparer le joug salutaire de l'ordre et
des lois. Cette œuvre n'appartient qu'à quelques
esprits élevés qui s'en donnent la mission ; elle
n'est pas seulement le prix de la force , mais
encore de la conviction ; et c'est pourquoi toute
mesure répressive qui n'est que violente n'ar-
rive point à son but; elle apporte un remède
momentané ;

(NDLR : ici, Capefigue explique bien l'intintérêt des dictatures tant souhaitées
par une certaine extrême-droite)


quand elle ne corrige pas la mau-
vaise éducation des peuples, elle prépare une
fataie réaction. Je voudrais que les hommes
d'État qui dirigent les destinées de la France
se pénétrassent de cette vérité sociale, qu'il n'y
a de système puissant qu'avec le sentiment
moral et religieux.


cuckold1
les amours de la République et du Libéral sous le regard du socialiste de Gauche (allégorie)



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